1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. États-Unis : une enseignante universitaire qui se disait noire admet être blanche
2 min de lecture

États-Unis : une enseignante universitaire qui se disait noire admet être blanche

Jessica Krug, professeure d'université, a admis avoir menti durant une grande partie de sa vie d'adulte en prétendant être noire.

Une personne tient une pancarte "Black Lives Matter" à Détroit, après la mort de George Floyd, le 29 mai 2020
Une personne tient une pancarte "Black Lives Matter" à Détroit, après la mort de George Floyd, le 29 mai 2020
Crédit : SETH HERALD / AFP

C'est une affaire dont le retentissement est plus que symbolique dans le contexte actuelle aux États-Unis, où la lutte contre le racisme et l'appropriation culturelle crée des tensions à travers le pays. Vendredi 4 septembre, une professeure de l'université George Washington, qui s'est toujours présentée comme étant noire, a admis qu'en réalité elle est blanche. 

L'aveu a eu lieu dans un billet que Jessica Krug, spécialisée dans l'histoire de l'Afrique et de la colonisation, a publié sur la plateforme Medium. Elle y reconnait avoir eu recours aux mensonges la majeure partie de sa vie d'adulte. 

"J'ai occulté mon passé d'enfant juive blanche des banlieues résidentielles de Kansas City au profit de plusieurs identités noires dont je n'avais pas le droit de me revendiquer : d'abord Noire d'Afrique du Nord, puis Afro-Américaine, et enfin Noire du Bronx, d'origine caribéenne", a écrit cette femme, qui est claire de peau.

La chaîne d'information en continu CNN a interrogé l'un des anciennes élèves de Jessica Krug, et elle raconte que sa professeure avait expliquait être originaire du Bronx, à New York. Des racines qui lui tenaient apparemment à coeur, allant même jusqu'à se disputer une fois avec un élève qui lui assurait que le rap avait été inventé à Brooklyn, un débat typiquement new-yorkais.

Une "sangsue culturelle"

À lire aussi

Ces mensonges représentent "l'exemple même de la violence, du vol, de l'appropriation et des nombreuses façons dont les personnes non Noires continuent d'abuser des identités et cultures noires", a écrit Jessica Krug, s'auto-qualifiant de "sangsue culturelle".

Toujours selon CNN, Jessica Krug lisait à voix haute le mot "nègre" dans les textes, un terme ultra-tabou aux États-Unis, que seules les personnes noires peuvent prononcer.

Du côté de l'université George Washington, on explique que la "Dr Krug ne donnera pas cours ce semestre", sans plus de détails sur le statut de l'enseignante. La prestigieuse institution explique étudier encore la situation de la professeure. 

"Nous sommes conscients de la douleur que cette situation a causée à beaucoup dans notre communauté et reconnaissons que beaucoup d'étudiants, d'enseignants et d'anciens élèves en souffrent". Aux États-Unis, notamment dans les milieux universitaires et progressistes, l'appropriation culturelle est très mal vue.

Dans les recensements officiels, où l'origine ethnique des Américains est relevée, il est cependant possible de s'identifier comme on le souhaite.

Il y a quelques années, une militante, Rachel Dolezal, avait fait parler d'elle en expliquant "s'identifier comme noire" alors qu'elle était en réalité blanche.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/