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États-Unis : un homme condamné à 11 ans de prison pour avoir brûlé une croix

Dans un pays historiquement marqué par la ségrégation, certains perpétuent encore les traditions racistes du Ku Klux Klan.

Des membres du KKK à Atlanta en 1938
Des membres du KKK à Atlanta en 1938 Crédit : AFP
Noé Blouin et AFP

Il souhaitait effrayer les Afro-américains de son village du Mississippi. À l'aide d'un complice, un habitant de Seminary a construit une immense croix de bois avant de la brûler, un geste renvoyant aux pratiques ségrégationnistes du Ku Klux Klan. 

Poursuivi par la justice fédérale, l'homme de 38 ans, a été condamné, mardi 10 septembre, à onze ans de prison. Son complice a également plaidé coupable et attend son verdict, qui devrait être prononcé en novembre. 

"Il a terrorisé des membres d'une communauté uniquement à cause de leur race", a déploré dans un communiqué le responsable de la protection des droits civiques au ministère de la Justice, Eric Dreiband, en promettant "de poursuivre les crimes racistes avec toute la force de la loi". Depuis 2003, la Cour suprême des États-Unis a interdit de brûler des croix dans un but d'intimidation. Si plusieurs peines sévères ont déjà été données, ce type d'incident continue d'être régulièrement rapporté.

Le Ku Klux Klan fait encore des émules

Fondé en 1866 après la défaite de la Confédération sudiste opposée à l'abolition de l'esclavage, le Ku Klux Klan prônait la suprématie des Blancs et a compté jusqu'à 5 millions de membres à son apogée en 1925. Au début du XXe siècle, le groupe avait commencé à brûler des croix lors de ses rassemblements, dans le but d'effrayer les membres de la communauté afro-américaine.

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Parmi les autres pratiques du KKK, toujours en vogue de nos jours, un habitant du Texas a été condamné, en 2018,  à un an de prison pour avoir mis en scène une pendaison. Dans l'escalier menant à l'appartement de ses voisins noirs, l'homme avait accroché un poupon suspendu à une potence.

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