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États-Unis : Uber lance une enquête après des accusations de harcèlement sexuel

Une ancienne salariée du groupe affirme sur son blog avoir reçu des propositions sexuelles de la part d'un supérieur.

Uber a perdu 2,8 milliards de dollars en 2016
Uber a perdu 2,8 milliards de dollars en 2016
Crédit : SIPA
Léa Stassinet & AFP

Une "enquête urgente" va être menée au sein du groupe Uber, a annoncé dimanche Travis Kalanick, le patron-fondateur du groupe. Cette décision a été prise après des accusations d'une ancienne salariée, qui affirme sur son blog avoir été victime de harcèlement sexuel. Susan Fowler qui était ingénieure pour pour le service de réservation de voiture avec chauffeur dénonce également le sexisme qui régnait dans son service. 

C'est au tout début de sa prise de fonctions fin 2015 qu'elle reçoit  des propositions sexuelles d'un supérieur. Susan Fowler alerte alors les services des ressources humaines ainsi que plusieurs de ses responsables hiérarchiques. Mais selon elle, l'homme n'aurait pas été sanctionné, parce que c'était "sa première offense", et qu'il affichait "une performance élevée". Au contraire, on aurait même demandé à l'ingénieure de choisir entre changer de service ou bien prendre le risque d'obtenir une mauvaise évaluation si jamais elle conservait son poste actuel. 

Sa promotion bloquée après une modification de son évaluation

Susan Fowler ajoute même avoir entendu des témoignages de collègues similaires au sien. Elle affirme par ailleurs que les ressources humaines l'ont découragée de signaler d'autres comportements ou commentaires sexistes, et que l'on aurait bloqué sa promotion en modifiant sans justification ses évaluations. D'après elle, le pourcentage de femmes dans son service serait passé de 25 à 3% entre son arrivée et son départ, notamment à cause du "sexisme au sein de l'organisation". 

Travis Kalanick a aussitôt réagi. "Ce qui est décrit ici est abominable et va à l'encontre de tout ce à quoi nous croyons. Quiconque se comporte de cette manière ou pense que c'est OK sera renvoyé", écrit-il sur son compte Twitter. 

À écouter aussi

Assurant avoir demandé à la responsable en chef des ressources humaines de mener une enquête urgente, le fondateur d'Uber a affirmé "qu'il n'y a absolument pas de place pour ce type de comportement chez Uber". 

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