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États-Unis : la Chine, obsession de Joe Biden

Le président américain a plusieurs fois évoqué Pékin lors du sommet du G7, cherchant a affirmer la supériorité des États-Unis.

Le président américain Joe Biden le 13 mai 2021. (Illustration)
Le président américain Joe Biden le 13 mai 2021. (Illustration)
Crédit : NICHOLAS KAMM / AFP
États-Unis : pourquoi la Chine préoccupe Joe Biden
03:41
Lionel Gendron

La Chine ne fait pas partie du G7, mais est revenue dans beaucoup de conversations et de déclarations lors du dernier sommet, principalement du fait de Joe Biden. Le président américain veut convaincre ses alliés que Pékin est le principal ennemi. Son obsession vis-à-vis de la Chine s'explique, outre que par des raisons économiques et politiques, par la contestation ouverte de l'hégémonie américaine par ce pays d'Asie, qui affirme que Washington est en déclin.

Lors de sa prise de fonction, le secrétaire d’État Antony Blinken a qualifié la compétition avec la Chine de "plus grand défi géopolitique du XXIe siècle", précisant que cet État est le seul pays en compétition avec les États-Unis dans tous les domaines : diplomatique militaire économique et technologique. Quand le Congrès vote un budget sur la science et les technologies notamment, il est présenté comme essentiel pour rivaliser avec la Chine.

Il s'agit également de politique interne. Joe Biden et ses conseillers sont convaincus que l’élection de Donald Trump est en partie due à l’ascension de la Chine : sa puissance économique a nui aux emplois industriels des classes moyennes et populaires, favorisant ainsi l’ascension de Donald Trump.

"Une autre vision et une autre approche"

Joe Biden continue la politique de son prédécesseur, Donald Trump, qui était également dur avec la Chine, à la différence qu’il travaille avec les alliés asiatiques et européens. Exemple avec le vaste plan d'infrastructures pour aider les pauvres, impulsé par les Etats-Unis, un programme concurrent aux "nouvelles routes de la soie" de la Chine, bien qu'il ne soit pas présenté comme tel.

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Avec 40.000 milliards de dollars pour le climat, la santé, le numérique et la lutte contre les inégalités, un membre de la délégation américaine a cependant affirmé que les pays n’avaient pas à choisir entre les États-Unis et la Chine. Il s'agit de proposer "une autre vision et une autre approche", tandis qu'il est vrai que les États-Unis les Européens ont pris du retard dans des pays qui ont besoin d’infrastructures, notamment en Afrique.

Néanmoins, tout le monde n’est pas d’accord avec la stratégie américaine vis-à-vis de la Chine. "Le G7 n'est pas un club hostile à la Chine", a ainsi déclaré Emmanuel Macron, ajoutant "mais il ne faut céder à aucune naïveté", que ce soit face à la Chine ou face à la Russie. Les Européens entendent garder une certaine indépendance vis-à-vis de Washington. L'Allemagne par exemple se serait montrée réticente à la proposition d'alternative aux Nouvelles routes de la soie.

S'il existe quelques nuances, les leaders du G7 globalement ont les mêmes vues. Notamment "respecter les droits humains" de la minorité musulmane des Ouïghours. Sur la crise sanitaire, ils demandent à l'Organisation mondiale de la santé une enquête scientifique plus poussée sur l'origine du coronavirus. Ce n’est pas explicitement énoncé, mais les occidentaux soupçonnent Pékin de ne pas avoir tout dit sur l’origine du virus.

En conclusion, vis-à-vis de la Chine, Washington peut globalement compter sur ses alliés, mais des pays, comme la France, en font moins une affaire personnelle. En effet, il faut aussi protéger les actuels investissements en Chine, diplomatiquement parlant.

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