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États-Unis : l'exécution d'un condamné programmée malgré des doutes sur sa culpabilité

Julius Jones pourrait être exécuté le 18 novembre prochain pour le meurtre d'un homme d'affaires blanc qu'il a toujours nié.

Une salle pour injection létale dans une prison américaine (image d'illustration).
Une salle pour injection létale dans une prison américaine (image d'illustration).
Crédit : PAUL BUCK / AFP
Florine Boukhelifa & AFP

Six autres dates d'exécution ont également été annoncées lundi 20 septembre dans cet État du Centre Sud des États-Unis. Les autorités d'Oklahoma ont fixé au 18 novembre l'exécution d'un condamné à mort, dont la culpabilité suscite de tels doutes que le bureau des grâces de l'État a conseillé de commuer sa peine.

Julius Jones, un Afro-Américain de 41 ans, a été condamné en 2002 à la peine capitale pour le meurtre d'un homme d'affaires blanc qu'il a toujours nié. Il assure avoir été piégé par l'auteur du crime, avoir été mal défendu par ses premiers avocats, et avoir fait l'objet de discrimination lors du procès.

Son dossier a fait l'objet d'une série documentaire et d'un podcast et il est soutenu par de nombreuses associations et des personnalités comme Kim Kardashian, convaincues de son innocence. Il a perdu tous ses recours en justice, mais le bureau des grâces de l'Oklahoma a recommandé la semaine dernière de commuer sa peine en rétention à la perpétuité.

Les exécutions suspendues après deux "ratés"

La décision est désormais entre les mains du gouverneur républicain Kevin Stitt qui a dit vouloir examiner avec attention son dossier. "L'Oklahoma ne doit pas autoriser l'exécution d'un innocent", a déclaré son avocate, Amanda Bass, dans un communiqué, en espérant que le gouverneur commue sa peine avant cette échéance.

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L'Oklahoma n'a procédé à aucune exécution au cours des six dernières années. Elle avait suspendu l'application de la peine de mort suite à deux exécutions "ratées" : en 2014, Clayton Lockett avait succombé dans d'apparentes souffrances 43 minutes après le début de l'injection létale. En 2015, Charles Warner s'était plaint que son "corps brûle" avant de s'éteindre, les bourreaux ayant utilisé un produit non-conforme.

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