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Donald Trump accusé d'avoir fait espionner le fils de Joe Biden

Donald Trump a vigoureusement contesté vendredi avoir eu une conversation "à risque" avec le dirigeant d'un pays étranger, dénonçant les accusations d'un lanceur d'alerte. Petit rappel des faits.

Donald Trump, le 16 septembre 2019
Donald Trump, le 16 septembre 2019 Crédit : MANDEL NGAN / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

L'affaire, assez obscure, agite Washington depuis début septembre. Un mystérieux lanceur d'alerte suscite un vif intérêt chez les démocrates, en s'inquiétant de certains échanges entre le président américain et un dirigeant étranger. Ulcéré, Donald Trump a vigoureusement contesté vendredi avoir eu la moindre conversation "à risque", dénonçant les accusations portées contre lui. 

Tout débute le 12 août dernier. Un "employé, détaché ou contractuel" des services de renseignement saisit l'inspecteur général de cette administration, Michael Atkinson, pour lui signaler un problème "urgent". Jugeant cet informateur "crédible", le signalement est transmis dans les jours suivants au directeur par intérim du renseignement national (DNI) Joseph Maguire, afin qu'il informe le Congrès.

Mais celui-ci, arrivé très récemment à son poste, laisse expirer le délai de sept jours, prévu par la loi qui protège les lanceurs d'alerte, sans notifier les parlementaires. Le 9 septembre, Michael Atkinson écrit donc aux commissions du renseignement des deux chambres du Congrès américain pour leur indiquer l'existence de ce signalement, sans révéler son contenu.

Soupçons d'une intervention haut placée

La commission de la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a immédiatement exigé d'y avoir accès, mais s'est heurtée à un mur. Le DNI, après avoir consulté le ministère de la Justice, a assuré ne pas être obligé de communiquer le signalement aux élus et il a interdit à Michael Atkinson, auditionné jeudi au Congrès, d'en dire plus.

Cette attitude a nourri les soupçons d'une intervention haut placée. "On n'arrive pas à savoir si la Maison Blanche est intervenue pour empêcher l'information d'arriver au Congrès", a déploré jeudi le président démocrate de la commission de la chambre basse, Adam Schiff, tout en évoquant des "indices" qui pointent vers Donald Trump et son entourage.

"Une promesse" troublante

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Le Washington Post et le New York Times assurent tous deux que le lanceur d'alerte s'est inquiété de la teneur d'échanges entre Donald Trump et un dirigeant étranger, à qui le président américain aurait notamment fait "une promesse" troublante.

Les deux quotidiens ont ajouté jeudi soir, sur la base de sources officielles anonymes, qu'une partie du signalement concernait l'Ukraine. Le 25 juillet, Donald Trump s'était entretenu par téléphone avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, un ancien comédien novice en politique qui a été élu en avril à la tête de ce pays gangrené par la corruption.

Les élus démocrates du Congrès avaient, avant que cette affaire n'explose, déjà ouvert une enquête parlementaire sur les relations entre la Maison Blanche et l'Ukraine. Le tête-à-tête entre le président américain et son homologue ukrainien, prévu mercredi à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, sera, dans le contexte de ces révélations, scruté avec une attention particulière.

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