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Des militaires français en tenue de camouflage (illustration)
Crédit : Charly TRIBALLEAU / AFP
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De l'hybridité au conflit de haute intensité, les armées françaises s'apprêtent à conduire pendant trois mois un exercice militaire majeur, "Orion 26", tirant les leçons de la dégradation du contexte international.
Du 8 février au 30 avril, 12.500 militaires français, 25 navires, dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, 140 avions et hélicoptères ainsi que 1.200 drones de tous types seront engagés. Des moyens cyber et spatiaux seront également impliqués dans l'exercice. Des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens mais aussi américains, canadiens ou émiriens, doivent y participer.
Cet exercice, "particulièrement exigeant", "permet de démontrer la capacité de la France à entrer en premier sur un théâtre d'opérations et de mener une coalition internationale", selon le vice-amiral Xavier de Véricourt, chargé de son organisation à l'état-major des armées.
Cette édition, après une première en 2023, se distingue selon lui par "un niveau de réalisme particulièrement élevé qui permet de reproduire l'ensemble des phases d'un conflit moderne, de la conflictualité hybride jusqu'à l'engagement de haute intensité".
Les grandes manœuvres débuteront le 8 février par le déploiement de troupes en coalition depuis la façade Atlantique via des opérations amphibies et aéroportées en soutien d'un État partenaire fictif, l'Arland, aux prises avec son voisin expansionniste situé à l'Est, Mercure.
Cette phase durera jusqu'au 1er mars. Puis du 7 au 30 avril, d'une coalition menée sous direction française, l'exercice basculera dans les camps de Champagne (est) en "une opération intégrée à la chaîne de commandement otanienne" pour "illustrer la capacité des armées européennes à s'insérer pleinement" dans les structures de l'Alliance atlantique, selon le vice-amiral de Véricourt.
Tout au long de l'exercice, 12 ministères seront mobilisés pour tester notamment la réactivité et la coordination des acteurs civils et militaires face aux "rétroactions", les actions hybrides de l'adversaire sur le territoire national, comme la France s'y attend en cas d'affrontement avec la Russie sur le flanc oriental de l'Otan.
"Bien que fictif, le scénario Orion 2026 s'inspire directement d'un scénario élaboré par l'Otan, il intègre les évolutions récentes du champ de bataille et les nouvelles méthodes de combat", a plaidé le vice-amiral de Véricourt lors d'une conférence de presse.
Au cours d'Orion, les armées entendent par ailleurs tester des innovations dans les domaines des drones, du brouillage satellite, ou de la guerre électronique.
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