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Émeutes à Minneapolis : les journalistes victimes de violences policières

Dans la nuit du 30 au 31 mai, de nombreux journalistes clairement identifiés ont été pris pour cible par les forces de l'ordre alors qu'ils faisaient leur travail. Les autorités assument de ne pas faire d'exception pour la presse.

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Émeutes à Minneapolis : les journalistes victimes de violences policières Crédit Image : Matthew Hatcher / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP | Crédit Média : Philippe Corbé | Durée : | Date :
Philippe Corbé
Philippe Corbé
édité par Sarah Ugolini

La nuit a été difficile à Minneapolis, aux États-Unis, ville du Minnesota qui est le théâtre d'émeutes depuis la mort de George Floyd. Sur le terrain, les autorités assument de ne pas avoir fait d'exception pour la presse. De nombreux journalistes clairement identifiés ont été néanmoins pris pour cible par les forces de l'ordre alors qu'ils faisaient leur travail.  

Un présentateur de MSNBC était en direct à distance des protestataires lorsqu'il a reçu une balle en caoutchouc à la jambe. Un journaliste de la station locale de CBS a aussi reçu un balle en plastique à la jambe, avant d'être plaqué au sol. Même sort pour ce journaliste de Vice News qui crie "presse" et se met au sol comme on lui demande. Le policier armé s'approche et il lui projette un spray au poivre au visage. Un journaliste a même perdu l'usage de son oeil. 

J'ai reçu une balle en caoutchouc dans le mollet, puis du gaz lacrymogène

Philippe Corbé, envoyé spécial RTL à Minneapolis.
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"Nous sommes nombreux dans ce cas. Dans la nuit de vendredi à samedi, alors que j'étais avec d'autres reporters, j'ai reçu une balle en caoutchouc dans le mollet, puis du gaz lacrymogène", raconte Philippe Corbé, envoyé spécial RTL à Minneapolis. Il confie que la nuit dernière, la police leur a donné l'ordre de se mettre à terre, mains derrière le dos. "Ils nous ont fouillé pour vérifier si nous avions des armes ou des couteaux. Après avoir dit que nous étions reporters, ils nous ont donné l'ordre de quitter le secteur", précise le journaliste RTL. 

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