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Ebola : comment l'Europe tente de barrer la route au virus

Le risque d'une épidémie d'Ebola en Europe l'oblige à adopter une série de mesures de précaution pour barrer l'accès au virus.

Image coloriée d'un virion du virus Ebola obtenue le 24 mars 2014 par le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies à Atlanta (Etats-Unis)
Image coloriée d'un virion du virus Ebola obtenue le 24 mars 2014 par le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies à Atlanta (Etats-Unis)
Crédit : AFP PHOTO / CDC / Cynthia Goldsmith
La rédaction numérique de RTL & AFP

Même s'il est jugé "hautement improbable", le risque d'une épidémie d'Ebola sur son territoire a incité l'Europe à prendre des mesures pour éviter la propagation du virus. Chaque Etat membre de l'UE est responsable de leur mise en oeuvre.

En application des recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé, les compagnies aériennes européennes qui continuent de desservir l'Afrique de l'Ouest soumettent leurs voyageurs, au départ, à une prise de température.

En principe, un passager fiévreux ne peut pas embarquer avant que son état de santé ne soit vérifié. Toutefois, selon des experts, ce contrôle n'est pas infaillible, une simple prise de paracétamol permettant de le déjouer.

En cas de symptômes en vol, le voyageur est isolé et pris en charge à l'arrivée par une équipe médicale.

Le Royaume-Uni va mettre en place des dépistages dans les gares et aéroports

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Le Royaume-Uni a annoncé jeudi qu'il allait compléter ce dispositif en introduisant un dépistage dans ses principaux aéroports et gares, sur le modèle des mesures annoncées la veille par les Etats-Unis et le Canada.

Au niveau européen, l'UE discutera le 17 octobre de l'opportunité d'un tel renforcement des contrôles, qui n'est pour le moment pas préconisé par l'OMS.

Les voyages dans les zones à risques, en particulier Guinée, Sierra Leone et Liberia, sont par ailleurs déconseillés.

Des consignes claires

Des brochures sont fournies aux voyageurs revenant de zones à risque les invitant à contrôler leur température pendant 21 jours, la durée supposée de l'incubation du virus, et de contacter un médecin en cas de fièvre supérieure ou égale à 38.

Les personnels de santé sont eux invités à retracer les antécédents des patients qui se présenteraient avec des symptômes d'Ebola (fièvre, maux de têtes, vomissements), et à les envoyer en cas de doute vers des hôpitaux de référence désignés par chaque pays.

Ces établissements sont censés disposer de chambres à pression négative permettant l'isolement, de matériel de protection (combinaisons, gants et masques) et de personnels formés.

En cas de contamination avérée, un suivi de l'entourage du patient est également prévu.

L'UE s'est engagée mercredi à renforcer cette information, alors qu'en Belgique, par exemple, des généralistes se sont plaints de ne pas avoir reçu de consignes.

Les rapatriements très encadrés

Alors que les pays africains touchés manquent de personnel de soins, la Commission européenne, soutenue notamment par la France, veut garantir que les soignants européens dépêchés sur place puissent en cas de besoin bénéficier de rapatriements sanitaires sécurisés.

Depuis le début de l'épidémie, seules huit évacuations de ce type ont été menées vers l'UE, par des avions militaires ou une compagnie privée américaine. L'aide-soignante qui a contracté le virus en Espagne, devenant le premier cas de contamination sur le territoire européen, avait pris en charge deux missionnaires ainsi évacués pour être soignés à Madrid, où ils sont décédés.

L'UE travaille à recenser les moyens aériens disponibles dans l'espoir de pouvoir instaurer une sorte de "tour de garde" entre la demi-douzaine de pays disposés à les fournir (Espagne, France, Italie, Luxembourg, Belgique, Danemark et, hors UE, Norvège).

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