2 min de lecture Diplomatie

Donald Trump fait une "rechute de gâtisme", selon la Corée du Nord

Pyongyang a donné jusqu'à la fin de l'année à Washington pour présenter des concessions sur le dossier nucléaire, actuellement dans l'impasse. Mais depuis l'Otan, Donald Trump a de nouveau ironisé sur "rocket man".

Kim Jong Un et Donald Trump le 28 février 2019
Kim Jong Un et Donald Trump le 28 février 2019 Crédit : Saul LOEB / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

C'est le retour de la diplomatie des noms d'oiseaux entre Pyongyang et Washington. Depuis l'échec du sommet de Hanoï et des négociations sur la dénucléarisation de la Corée du nord, les relations se sont nettement refroidies entre Donald Trump et Kim Jong Un. 

Le leader nord-coréen a donné jusqu'à la fin de l'année à Washington pour présenter des concessions sur le dossier nucléaire, actuellement dans l'impasse. Pyongyang a même menacé de changer d'approche si aucune nouvelle offre diplomatique n'émanait de l'autre rive du Pacifique. Pas étonnant que la sortie du président Trump mardi depuis l'Otan n'ait pas été du goût du régime stalinien. 

Evoquant la possibilité d'une éventuelle action militaire contre Pyongyang, Donald Trump a en effet ironisé sur "rocket man" : "Il est clair qu'il aime lancer des fusées, n'est-ce pas? C'est pour ça que je l'appelle 'homme-fusée", a déclaré le président américain en reprenant un des surnoms favoris qu'il a donnés à Kim Jong Un.

"Une rechute du gâtisme" de Trump

La réplique de la Corée du Nord a été cinglante jeudi soir par la voix de la vice-ministre des Affaires étrangères Choe Son Hui précisant que ce retour des expressions employées par le président américain "devait vraiment être diagnostiquée comme le signe d'une rechute du gâtisme du gâteux".

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Il faut dire que les deux dirigeants ont un passif en matière. Donald Trump et le leader nord-coréen, dont les pays se sont combattus lors de la dévastatrice guerre de 1950-1953, avaient échangé les insultes et les menaces d'apocalypse nucléaire en 2017, avant un rapprochement historique l'année suivante.

"C'est quelque chose de très dangereux (...) si le but est d'utiliser des expressions qui rappellent celles d'il y a deux ans quand une guerre de mots faisait rage par-delà l'océan", a-insisté la vice-ministre des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

"Nous sommes le pays le plus puissant au monde"

Lors du sommet de l'Otan, le président américain a bombé le torse devant ses homologues en déclarant: "Nous avons l'armée la plus puissante que nous avons jamais eue et nous sommes de loin le pays le plus puissant au monde". "Nous espérons que nous n'aurons pas à l'utiliser mais si nous devons, nous l'utiliserons", a-t-il ajouté.

De son côté, l'agence KCNA est connue pour ses expressions fleuries, et parfois totalement désuètes en anglais. Elle avait qualifié l'ex-président américain George W. Bush d'"homme à moitié fini". L'ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-hye fut, elle, traitée de "sorcière" et de "prostituée rusée" dont Barack Obama était le "maquereau".

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