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Donald Trump augmente sa nouvelle taxe douanière mondiale de 10 à 15 % avec "effet immédiat"

Le président américain a annoncé augmenter ses nouveaux droits de douane mondiaux de 10 à 15 % ce samedi. Une réaction au revers infligé la veille par la Cour suprême, qui a estimé que Donald Trump ne peut pas justifier ces droits de douane par une nécessité d'urgence économique.

Donald Trump le 20 février 2026

Crédit : AFP

Fanny Rocher & AFP

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Donald Trump a annoncé ce samedi 21 février faire passer ses nouveaux droits de douane mondiaux de 10 à 15 % "avec effet immédiat", en réponse au revers majeur infligé la veille par la Cour suprême à sa politique commerciale agressive. "En tant que président des États-Unis d'Amérique, je vais augmenter avec effet immédiat les droits de douane mondiaux de 10%" annoncés la veille "au niveau pleinement autorisé (...) de 15 %", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Cette augmentation est fondée sur un "examen approfondi" de la décision de vendredi de la plus haute cour américaine, a-t-il indiqué, la qualifiant une nouvelle fois de "ridicule" et "extraordinairement anti-américaine". 

L'UE veut une "approche unie"

Après s'être déchaîné la veille contre les juges de la Cour suprême ayant mis à bas une grande partie de ses droits de douane, il avait annoncé avoir signé depuis le Bureau ovale un décret imposant cette nouvelle taxe douanière mondiale de 10 %

Ce dernier devait entrer en vigueur le 24 février, pour une durée de 150 jours, avec des exemptions sectorielles notamment pour l'industrie pharmaceutique ainsi que pour les biens entrant aux États-Unis dans le cadre de l'accord États-Unis-Mexique-Canada, avait précisé la Maison Blanche dans un communiqué. 

Ce nouveau taux s'applique aux pays ou blocs ayant signé des accords commerciaux avec Washington, tels que l'Union européenne (UE), le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan, qui avaient par exemple accepté un taux de 15% maximum de surtaxe douanière.

Vendredi, les principaux partenaires commerciaux des États-Unis avaient accueilli avec intérêt mais prudence la décision de la Cour suprême. Le président français, Emmanuel Macron, s'en est félicité, jugeant "bien" qu'il y ait "des pouvoirs et des contrepouvoirs dans les démocraties". "Nous voulons continuer à exporter (...) et le faire avec les règles les plus loyales qui soient (...) et ne pas subir des décision unilatérales", a déclaré samedi Emmanuel Macron, estimant qu'il faut "être dans une logique d'apaisement".

"Une approche unie de l'Union européenne sera nécessaire", a expliqué de son côté le ministre délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, dans un message transmis par le ministère à l'AFP.

La Cour suprême a jugé illégale une grande partie de ces taxes

Selon cette décision rendue par une majorité de six juges sur neuf, Donald Trump ne peut pas justifier ces droits de douane par une nécessité d'urgence économique. Un avis tranché d'autant plus remarquable que la Cour suprême est composée en majorité de juges conservateurs et qu'elle est plusieurs fois allée dans le sens du républicain.

Donald Trump avait imposé ces surtaxes douanières en s'appuyant sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l'exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès dès lors qu'une "urgence économique" était identifiée. Or, selon le président de la Cour suprême, John Roberts, le président doit "justifier d'une autorisation du Congrès claire" pour mettre en place des droits de douane.

Cette décision ouvre donc la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises. Interrogé à ce sujet vendredi, le président américain a souligné que cette question n'avait "pas été abordée" par la Cour et estimé qu'elle occuperait les tribunaux pendant des années. Les droits de douane collectés par les autorités américaines et visés par la décision de la Cour suprême ont dépassé 130 milliards de dollars en 2025, selon des analystes.

Un des juges dissidents, Brett Kavanaugh, a notamment justifié sa position par le fait que la décision "ne dit rien sur la manière dont le gouvernement devrait procéder pour rembourser les milliards collectés". Cela va être le "chaos", a-t-il prévenu.

Annoncés en avril, les droits de douane visaient les pays avec lesquels les États-Unis affichaient un déficit commercial dans les échanges de biens, le président américain les voyant comme un outil pour les rééquilibrer. L'objectif de Donald Trump était aussi de fournir des ressources supplémentaires à l'État fédéral pour compenser des baisses d'impôts.

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