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Donald Trump accusé par quatre femmes d'attouchements sexuels

L'équipe de campagne du candidat républicain à la Maison blanche a immédiatement démenti ces allégations rapportées dans le "New York Times" et deux autres médias mercredi 12 octobre.

Donald Trump, le 4 octobre 2016.
Donald Trump, le 4 octobre 2016.
Crédit : Robyn Beck / AFP
Donald Trump accusé par quatre femmes d'attouchements sexuels
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Anne-Sophie Blot & AFP

Choquées par les dernières révélations de propos sexistes tenus par de Donald Trump, deux femmes ont décidé de raconter au New York Times qu'elles avaient subi des attouchements sexuels de la part du candidat républicain à la Maison blanche il y a plusieurs années. L'équipe de campagne du milliardaire a immédiatement réagi après la publication de l'article mercredi 12 octobre, dénonçant de la pure diffamation.

Ces témoignages sur deux incidents distincts surviennent dans un contexte extrêmement tendu quelques jours après la publication d'une vidéo de 2005 dans laquelle Donald Trump se vante d'un comportement relevant du harcèlement sexuel. Le candidat s'est ensuite excusé d'avoir tenu ces propos, affirmant qu'il "s'agissait de discussions de vestiaires" et qu'il ne s'était jamais comporté de la sorte. 

"On aurait dit une pieuvre"

Mais ces dénégations ont poussé Jessica Leeds et Rachel Crooks à confier au quotidien new-yorkais leurs témoignages sur des attouchements sexuels dont elles n'avaient jamais fait part publiquement auparavant. La première reproche à Donald Trump de l'avoir pelotée alors qu'elle était assise à côté de lui dans un avion il y a plus de trois décennies. Au bout d’une quarantaine de minutes de vol, Donald Trump, qu'elle n'avait jamais rencontré, aurait relevé l’accoudoir entre les deux sièges et aurait commencé à la toucher à la poitrine et à vouloir glisser sa main sous sa jupe. "On aurait dit une pieuvre. Ses mains étaient partout", raconte Jessica Leeds, 74 ans, au New York Times.

La seconde femme, Rachel Crooks, affirme que Donald Trump l'a embrassée contre son gré en 2005 lorsqu'elle travaillait comme réceptionniste à l'âge de 22 ans dans la tour Trump Tower appartenant au magnat de l'immobilier. "Cela ne ressemblait pas à un accident (...) Cela m’a semblé tout à fait inapproprié", rapporte la jeune femme. "Cet article tout entier est de la fiction, et le fait que le New York Times lance ces accusations complètement fausses (...) à propos de la personnalité de Donald Trump sur un tel sujet est dangereux", a réagi dans un communiqué un responsable de la campagne Trump, Jason Miller. 

Deux autres témoignages

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Il a réitéré des propos souvent tenus par le candidat lui-même, selon lesquels Donald Trump "a une solide expérience en matière d'émancipation des femmes dans ses entreprises". Le fait que ces témoignages "ne soient rendus publics que des décennies plus tard dans le dernier mois de la campagne présidentielle devrait être suffisant" à les décrédibiliser, explique encore le porte-parole du candidat. Selon lui, l'article du New York Times "marque un nouveau niveau de bassesse dans la direction que les médias souhaitent prendre pour déterminer le (résultat) de l'élection". 

Le candidat avait été interrogé par le New York Times avant la publication de l'article dans une interview téléphonique dont le journal a rapporté des extraits. "Rien de tout cela ne s'est jamais produit", a affirmé Donald Trump, en menaçant de poursuivre le journal en justice si les témoignages étaient publiés. "Vous êtes une personne répugnante", a-t-il reproché à la journaliste qui le questionnait. 

Deux autres médias
, le Palm Beach Post en Floride et une chaîne du réseau NBC dans la région de Seattle ont rapporté les propos de femmes accusant le candidat. Il s'agit de Mindy McGillivray qui affirme avoir subi des attouchements dans la propriété de Donald Trump à Mar-a-Lago il y a 13 ans et de Cassandra Searles, une ancienne miss Washington expliquant avoir aussi été pelotée par Donald Trump. La campagne de Trump estime que le témoignage de Mme McGillivray manque "d'intérêt ou de véracité" et n'a pas commenté celui de Mme Searles. 

Prise de conscience collective

Cela peut avoir un effet sur l’élection. Car le gros problème de Donald Trump dans les sondages, ce sont les femmes. Une écrasante majorité de ses électeurs sont des hommes. Mathématiquement, il ne peut pas gagner s’il ne rassure pas les femmes. Il doit récupérer très vite une partie substantielle de leurs voix. Par ailleurs, ces révélations sur les agression sexuelles interviennent dans un climat particulier, au-delà de la politique. Il y a un débat depuis plusieurs mois aux États-Unis sur le comportement des hommes vis-à-vis des femmes. Vous vous souvenez de Bill Cosby, la star de la sitcom Cosby Show, poursuivi pour des agressions sexuelles. Le tout puissant patron de la chaîne Fox News vient aussi de perdre son poste pour avoir tenu des propos sexuellement inappropriés.

Il y a eu aussi plusieurs faits divers où des jeunes hommes ont été accusés d’agression sexuelles alors qu’eux pensaient juste avoir été un peu insistants. D'ailleurs depuis ce week-end, des centaines de milliers d’Américaines ont témoigné sur Twitter pour raconter comment elles ont été victimes d’agressions sexuelles, des hommes qui les ont pelotées, leur ont mis une main aux fesses. C’est dans ce contexte de prise de conscience collectif qu’intervient cette affaire Trump. 

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