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Coronavirus : le casse-tête des expatriés français bloqués au Québec

REPORTAGE - Avec la pandémie, de nombreux expatriés français ont perdu leur emploi au Québec et savent déjà qu'ils ne pourront pas rester, même s'ils le souhaitent.

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Coronavirus au Canada : le casse-tête des expatriés français bloqués au Québec Crédit Image : DAVID BOILY / AFP | Crédit Média : RTL / Alexis Gacon | Durée : | Date : La page de l'émission
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Alexis Gacon édité par Thomas Pierre

Au Canada, les jeunes Français font grise mine. Beaucoup veulent rester après leur permis de travail, mais la pandémie leur a souvent fait perdre leur emploi, pourtant nécessaire pour demeurer dans le pays. C'est le cas de Clara, qui se trouve dans une situation assez inextricable. 

"Il aurait fallu que je sois dans un travail à plein temps il y a déjà quatre mois pour avoir mon quota, et que je travaille un an sans prendre de vacances, par exemple", explique la jeune expatriée. "C'est vrai que pour le coup, je n'ai plus d'espoir. Je sais que je n'aurai pas mes heures avant la fin de mon visa". 

"La seule chose dont on est sûr, c'est qu'on veut continuer notre expérience au Canada", insiste Clara. "L'immigration met quand même des barrières qui sont grandes. Finalement, c'est quand même un peu une entrave à la liberté dans le sens où on reste dans le pays parce qu'on veut avoir un nouveau visa et rester. Mais en attendant, je n'ai pas le droit d'aller ailleurs parce que je ne suis jamais sûr de pouvoir revenir". 

La fin d'une période dorée ?

L'exemple de Clara n'est malheureusement pas isolé. La pandémie a mis fin à une période plutôt dorée. Depuis 2003, le permis vacances travail, c'est le sésame préféré des jeunes Français pour s'établir rapidement au Canada. Une fois les frais de 250 euros environ payés, on peut travailler au pays pendant deux ans. 

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Avant, c'était très simple de l'obtenir. Mais le "PVT" comme on l'appelle, est devenu si populaire que désormais, il faut espérer être tiré au sort. La plupart du temps, les Français du Canada choisissent de s'installer au Québec, mais pour espérer rester plus longtemps dans cette province, après ce premier permis, il faut prouver qu'on a travaillé l'équivalent d'un an à temps plein avant d'envoyer sa demande. 

Et avec la pandémie, de nombreux PVT ont perdu leur emploi depuis plusieurs mois et savent déjà qu'ils ne pourront pas rester, même s'ils le souhaitent. Certains n'ont pas non plus la possibilité de rentrer en France, avec les restrictions en cours, sauf pour un retour définitif, car leur visa n'est pas expiré. 

C'est donc un véritable casse-tête et un déchirement pour ceux qui voulaient rester et qui ne pourront pas. Ils réclament au Canada une prolongation de ce "permis vacances-travail" pour ceux qui sont sur place, comme d'autres pays l'ont fait. Mais le gouvernement canadien nous a confirmé que ce n'était pas à l'ordre du jour. 

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