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Coronavirus : 406 salariés de la start-up Bird licenciés par visioconférence

VU DANS LA PRESSE - L'annonce n'a duré que quelques minutes. 406 salariés de la start-up Bird ont été licenciés via Zoom.

Zoom est l'application de vidéo conférences la plus populaire du confinement
Zoom est l'application de vidéo conférences la plus populaire du confinement Crédit : Zoom
photo camille
Camille Sarazin Journaliste

Il n’y a pas que les réunions de travail qui se font en visioconférence. Aux États-Unis, plus de 400 employés ont été licenciés à distance. L’annonce collective n’a duré que quelques minutes.

Le 27 mars, les salariés de la start-up Bird, qui propose un service de location de trottinettes, ont donc été remerciés lors d'une réunion Zoomrévèle le journal américain dot. LA. Les employés, qui travaillaient à distance depuis deux semaines, ont reçu une invitation intitulée "COVID-19 Update", soit une "mise à jour sur le coronavirus". 

Après plusieurs minutes de retard, c'est une voix robotique qui leur a finalement annoncé la triste nouvelle : "Le Covid-19 a eu un impact massif sur notre activité, forçant l’équipe dirigeante à prendre des décisions extrêmement difficiles et douloureuses. L’une de ces décisions consiste à supprimer un certain nombre de fonctions dans la compagnie. Malheureusement, votre fonction est concernée par cette décision." 

Un monologue de deux minutes avec quelques sanglots dans la voix, qui avait l'air pré-enregistré d'après certains salariés. L'entreprise a formellement démenti. Elle a également reconnu qu'il aurait été plus judicieux d'appeler tous les salariés un par un. 

"On aurait dit un épisode de Black Mirror"

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"On aurait dit un épisode de Black Mirror", raconte Jenny Alvauaje, une employée licenciée après un an et demi de services. "Cette voix sinistre qui nous dit qu'on est en train de perdre notre travail." La scène a de quoi faire penser à la série américaine Black Mirror, connue pour mettre en scène des dystopies.

Alors que l'annonce n'avait pas encore pris fin, plusieurs employés ont été déconnectés de leur session de travail. Leur écran est devenu noir et l'ordinateur fourni par la start-up a redémarré de lui-même. Dix minutes plus tard, tout le monde avait été déconnecté. Un procédé pour le moins étrange alors que le dernier jour devait être vendredi 3 avril. 

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