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Chine : l'ex-catcheur John Cena présente ses excuses après ses propos sur Taïwan

Au cours d'une tournée pour promouvoir le prochain "Fast and Furious", l'acteur avait qualifié Taïwan de "pays". Après de vives réactions de la part des internautes chinois, il s'excuse en mandarin.

L'ancien catcheur John Cena sera présent sur le prochain "Fast&Furious"
L'ancien catcheur John Cena sera présent sur le prochain "Fast&Furious"
Crédit : Dia Dipasupil / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Nicolas Barreiro
Journaliste

L'ancien catcheur reconverti en star du cinéma John Cena, présent sur Fast and Furious 9, a publié ce mardi 25 mai une courte vidéo pour s'excuser des propos qu'il a tenus à l'égard de Taïwan. Il avait qualifié cette île de "pays", à la grande colère des internautes chinois. Taïwan est considérée comme une province par la Chine, qui menace de recourir à la force en cas de proclamation officielle d'indépendance sur l'île. 

Au début du mois de mai, à l'occasion de la promotion du dernier épisode de la saga, l'acteur avait qualifié Taïwan de "pays", lors d'une rencontre avec des fans qui s'est tenue sur l'île au début du mois. "J'ai donné beaucoup, beaucoup d'interviews pour Fast and Furious 9 et j'ai fait une erreur durant une interview", plaide en mandarin John Cena, dans une vidéo diffusée sur le réseau social chinois Weibo. 

"Je dois dire, et c'est très, très important, que j'aime et respecte la Chine et le peuple chinois. Je suis vraiment, vraiment désolé pour mon erreur. Je m'excuse", poursuit-il, dans une séquence visionnée plus de deux millions de fois. 

Ces regrets n'ont pas convaincu tout le monde. "Il vous faut déclarer en chinois que 'Taïwan fait partie de la Chine' ou nous n'accepterons pas" ces excuses, rétorque un internaute. Ils ont aussi provoqué l'indignation d'une partie de la classe politique américaine, accusant l'acteur de se museler, au profit de Pékin. "Un monde où le Parti communiste chinois contrôle ce que les Américains peuvent dire n'est pas une sorte d'obscure menace cauchemardesque. C'est le présent", a fustigé le sénateur républicain Marco Rubio.

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Le sujet de Taïwan est sensible aux yeux de Pékin, qui n'hésite pas à utiliser son vaste marché intérieur comme moyen de pression face aux grandes marques internationales. Par le passé, la NBA ou des géants du luxe ont été victimes de boycotts et de la colère des internautes chinois pour avoir abordé la question des droits de l'Homme ou des sujets que le régime communiste considère comme sensibles. 

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