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Canada : à la frontière fermée avec les États-Unis, la détresse des malades américains

REPORTAGE - Avant la fermeture des frontières, des Américains pouvaient venir acheter des médicaments beaucoup moins chers côté canadien.

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Coronavirus au Canada : à la frontière fermée avec les États-Unis, l'espoir d'une réouverture Crédit Image : Geoff Robins / AFP | Crédit Média : Alexis Gacon | Durée : | Date : La page de l'émission
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Alexis Gacon édité par Thomas Pierre

Les États-Unis accélèrent sur les vaccins. Il y en aura pour tous les adultes "d'ici fin mai", promet Joe Biden, qui avait d'abord évoqué une échéance à fin juillet. La frontière avec le Canada pourra-t-elle alors bientôt rouvrir ? Cela va faire un an qu'elle est fermée, avec des conséquences parfois désastreuses pour les Américains, comme dans le village de Hemmingford, à deux pas de la frontière. 

Catherine, est propriétaire d'une pharmacie postée à deux pas des États-Unis. Elle ne compte plus les drames depuis que la frontière est fermée. "C'est une patiente qui est mariée à un Américain, hospitalisé en soins palliatifs du côté américain. Son mari était mourant aux États-Unis, et elle était ici, de ce côté-ci de la frontière, juste à 20 minutes, et elle ne pouvait pas aller le voir. Il est décédé. C'était vraiment triste", raconte-t-elle. 

Avant la fermeture des frontières, des Américains pouvaient rouler des heures pour venir acheter des médicaments beaucoup moins chers côté canadien. "Une insuline coûte 700 dollars américains par mois. Nous, ici, on la vend 115 dollars canadiens", explique la pharmacienne. "Ces patients ne mangent presque pas parce qu'ils n'ont pas les moyens de pouvoir s'injecter de l'insuline aux États-Unis". 

Travis, qui est diabétique, a fait l'aller-retour des dizaines de fois entre le Minnesota et le Canada pour aller acheter son insuline. Mais depuis le début de la pandémie, il dit que les douaniers canadiens ne laissent plus passer. Alors, pour faire durer le médicament qu'ils achètent maintenant à prix fort dans son pays, il met son corps en danger. 

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"Quand je ne peux pas m'en payer un nouveau, je divise les doses d'insuline par deux", explique-t-il. "Mais dans ce cas-là, je risque de perdre un membre, ou la vue. Dernièrement, j'ai des gros problèmes pour bouger convenablement mes doigts". Lui aussi espère que la pandémie cesse pour pouvoir revivre comme avant.

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