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Le président américain Donald Trump répond à la question d’un journaliste après avoir signé un décret dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche à Washington, le 31 mars 2026.
Crédit : Brendan SMIALOWSKI / AFP
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Il n'en veut pas. Donald Trump a vivement rejeté, dimanche 10 mai, la réponse iranienne aux propositions américaines destinées à mettre un terme au conflit, renouvelant ses menaces contre Téhéran, qu'il accuse d'avoir ciblé les pays voisins du Golfe.
"Je viens de lire la réponse des soi-disant "représentants" de l'Iran. Je ne l'aime pas - C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE !", a déclaré le président américain en lettres capitales dans un court message publié sur Truth Social.
Plus d'un mois après l'instauration de la trêve entre les deux camps, les négociations paraissent toujours bloquées et les perspectives d'accord restent très floues, aucune des parties n'ayant rendu publiques ses propositions.
Après plusieurs jours d'attente, l'Iran a indiqué, dimanche, avoir transmis sa réponse au plan américain, sans en révéler le contenu. La télévision d'État iranienne a simplement précisé que cette réponse, envoyée par l'intermédiaire du Pakistan, mettait l'accent sur "la fin de la guerre (...) sur tous les fronts, notamment au Liban, ainsi que sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime".
Selon le Wall Street Journal, citant des sources proches des discussions, Téhéran proposerait une réouverture progressive du détroit d'Ormuz - bloqué depuis le début des hostilités le 28 février - en échange d'une levée graduelle du blocus imposé aux ports iraniens par la marine américaine.
Le quotidien américain affirme également que l'Iran serait disposé à "diluer" une partie de son uranium enrichi et à transférer le reste vers un "pays tiers".
Les États-Unis et plusieurs pays occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à développer l'arme nucléaire grâce à l'enrichissement d'uranium, ce que Téhéran dément, affirmant défendre uniquement son droit à l'énergie nucléaire civile.
"Il reste encore des matières nucléaires - de l'uranium enrichi - qui doivent être retirées d'Iran" ainsi que "des sites d'enrichissement à démanteler", a déclaré plus tôt dimanche le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur la chaîne CBS.
Selon lui, la guerre "a permis d'obtenir de nombreux résultats, mais elle n'est pas terminée". Dans une interview enregistrée plus tôt dans la semaine et diffusée dimanche, Donald Trump avait laissé entendre que l'armée américaine pourrait rester "deux semaines supplémentaires et frapper toutes les cibles" identifiées afin d'apporter une "touche finale" à son offensive.
Dans le Golfe, le détroit d'Ormuz - par lequel transite habituellement près d'un cinquième du pétrole mondial - demeure au cœur du bras de fer entre Washington et Téhéran, tandis que de nouvelles attaques ont été signalées. Au Qatar, un cargo venant d'Abou Dhabi a été visé par un drone dans les eaux territoriales avant de poursuivre sa route, selon le ministère qatari de la Défense.
L'agence iranienne Fars a affirmé que le navire "battait pavillon américain et appartenait aux États-Unis", sans toutefois revendiquer explicitement une attaque iranienne.
D'autres incidents impliquant des drones ont également été rapportés dans la région. Le Koweït n'a pas précisé l'origine des appareils, tandis qu'Abou Dhabi a directement accusé Téhéran.
Depuis le début du conflit déclenché par Israël et les États-Unis, les monarchies du Golfe, alliées de Washington, ont déjà été visées par des frappes iraniennes.
Ces événements surviennent deux jours après que l'armée américaine a ciblé deux pétroliers iraniens dans le golfe d'Oman, passage stratégique vers le détroit d'Ormuz.
"Notre retenue est terminée", a averti Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien. "Toute attaque contre nos navires entraînera une riposte iranienne forte et décisive contre les navires et les bases" américaines.
De son côté, le président Massoud Pezeshkian a écrit sur X : "Nous ne courberons jamais la tête devant l'ennemi, et s'il est question de dialogue ou de négociation, cela ne signifie ni capitulation, ni recul". La fermeture du détroit d'Ormuz a provoqué une forte hausse des prix du pétrole et perturbé l'économie mondiale.
Le Royaume-Uni et la France travaillent parallèlement à la création d'une coalition internationale destinée à sécuriser le détroit après un éventuel règlement du conflit.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a averti que tout déploiement entraînerait une "réponse décisive et immédiate" de l'armée iranienne, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de navires militaires dans la région.
Le président Emmanuel Macron a toutefois précisé que la France "n'a jamais envisagé" un déploiement militaire à Ormuz, mais plutôt une mission de sécurisation "concertée avec l'Iran".
Sur l'autre front du conflit, au Liban, Israël et le Hezbollah soutenu par l'Iran continuent d'échanger des attaques malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.
Selon le ministère libanais de la Santé, deux secouristes affiliés au Hezbollah ont été tués et cinq autres blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban. Le ministère affirme également que les opérations israéliennes ont fait 2 846 morts depuis le début de la guerre, le 2 mars.
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