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"Le 'Projet Liberté' sera suspendu pendant une courte période" : Donald Trump interrompt son opération d'escorte dans le détroit d'Ormuz, dans l'espoir d'un accord avec l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne est arrivé à Pékin, ce mercredi 6 mai, pour discuter de la crise dans le Golfe avec son homologue chinois, Wang Yi, à quelques jours de la visite du président américain en Chine.

Donald Trump mimant une arme à feu en évoquant le conflit au Moyen-Orient le 6 avril 2026

Crédit : AFP

Jérémy Descours & AFP

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Donald Trump a annoncé, ce mardi 5 mai, suspendre son "Projet Liberté", une initiative visant à escorter des navires dans le détroit d'Ormuz, afin d'évaluer si "un accord pouvait être finalisé et signé" avec l'Iran, après ce qu'il a décrit comme de "grands progrès" dans les négociations.

Selon lui, "compte tenu de l'énorme succès militaire" et des "grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens", le "Projet Liberté (...) sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé", a-t-il écrit sur Truth Social.

Il a toutefois précisé que le blocus américain des ports iraniens, en place depuis le 13 avril, restait actif, ajoutant que cette suspension répondait à "la demande du Pakistan et d'autres pays".


Ce programme, lancé lundi, visait à permettre à des centaines de navires bloqués dans le Golfe de traverser le détroit d'Ormuz.

"L'opération est finie"

Plus tôt dans la journée, Marco Rubio a affirmé que la phase offensive du conflit avec l'Iran était terminée : "L'opération est finie - 'Fureur épique' - comme le président l'a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade". 

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Malgré cela, le chef d'état-major américain, le général Dan Caine, a averti que l'armée restait "prête à reprendre des opérations majeures de combats".

Donald Trump a également adressé un avertissement à Téhéran après des incidents maritimes et des attaques contre les Émirats arabes unis attribuées à l'Iran : "Ils savent ce qu'ils ont à faire et (...) ce qu'ils ne doivent pas faire", tout en évitant d'accuser directement l'Iran d'avoir rompu la trêve en vigueur depuis le 8 avril.

Depuis le début du conflit le 28 février, l'Iran contrôle le détroit d'Ormuz, un point stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Le chef de la diplomatie iranienne en Chine

De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, doit rencontrer, ce mercredi 6 mai, son homologue chinois en Chine afin d'évoquer la guerre au Moyen-Orient. Cette visite précède celle de Donald Trump à Pékin les 14 et 15 mai, où il doit s'entretenir avec Xi Jinping.

Lundi, l'Iran a lancé missiles et drones contre des installations militaires américaines, interceptés selon le Centcom. Le pays est également accusé d'avoir attaqué les Émirats arabes unis - une première depuis la trêve - accusation démentie par un responsable militaire iranien.

"Les forces iraniennes n'ont mené aucune opération de missiles ou de drones contre les Émirats arabes unis ces derniers jours", a assuré le porte-parole du commandement militaire iranien.

Les Émirats ont pourtant indiqué avoir activé leurs systèmes de défense aérienne pour intercepter des projectiles qu'ils attribuent à l'Iran. Les Gardiens de la Révolution ont menacé d'une "riposte ferme" contre tout navire ne respectant pas les règles imposées par Téhéran dans le détroit d'Ormuz.

Téhéran "prêt à tout dialogue"

Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a, lui, déclaré que les États-Unis ne pouvaient pas "laisser l'Iran bloquer une voie de navigation internationale".

Dans un communiqué, Marco Rubio a annoncé qu'une résolution serait proposée au Conseil de sécurité de l'ONU afin de "défendre la liberté de navigation et sécuriser le détroit d'Ormuz". 

Ce texte, élaboré avec Bahreïn, l'Arabie saoudite, les Émirats, le Koweït et le Qatar, "exige que l'Iran cesse les attaques, le minage et tout péage" dans la zone.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé les États-Unis et leurs alliés de "mettre en péril" la sécurité maritime. Les négociations entre Washington et Téhéran restent bloquées depuis une première rencontre directe à Islamabad le 11 avril.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré mardi que son pays était "prêt à tout dialogue", tout en affirmant qu'il "n'a jamais cédé et ne cédera jamais à la force".

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