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"J'appelle ça une broutille" : Donald Trump assure que le cessez-le-feu avec l'Iran reste en vigueur malgré des échanges de frappes

Dans le même temps, le président américain a exhorté Téhéran à conclure rapidement un accord, sous peine de frappes "bien plus violentes" à l'avenir. Donald Trump assure toutefois que le cessez-le-feu avec l'Iran reste en vigueur, malgré de nouveaux échanges de frappes signalés dans le détroit d'Ormuz.

Donald Trump, lors d'une conférence de presse en Floride, aux États-Unis, le 9 mars 2026

Crédit : ROBERTO SCHMIDT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Jérémy Descours & AFP

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Donald Trump a affirmé, ce jeudi 7 mai, que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran restait en vigueur, malgré une nette reprise des tensions dans le Golfe. Téhéran accuse Washington d'avoir violé la trêve, tandis que de nouveaux échanges militaires ont été signalés dans le détroit d'Ormuz.

Les États-Unis ont indiqué avoir mené des frappes contre des installations militaires iraniennes après l'attaque de plusieurs de leurs navires dans cette zone stratégique. Devant la presse, le président américain a minimisé les affrontements : "Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. J'appelle ça une broutille", tout en assurant que le cessez-le-feu tenait toujours.

Ces incidents fragilisent toutefois la trêve instaurée le 8 avril, alors que Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa proposition d'accord visant à mettre fin durablement au conflit.

Trump veut un accord "rapidement"

Vendredi matin, les Émirats arabes unis ont annoncé l'activation de leur défense aérienne face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, selon leur ministère de la Défense. Téhéran n'a pas réagi immédiatement et avait déjà rejeté cette semaine toute implication dans les attaques récentes signalées dans le Golfe.

Sur Truth Social, Donald Trump a exhorté l'Iran à signer un accord "RAPIDEMENT", sous peine de subir des frappes "bien plus violentes" à l'avenir.

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a déclaré que ses forces avaient intercepté des attaques iraniennes "non provoquées" contre trois destroyers traversant le détroit d'Ormuz vers le golfe d'Oman. Selon Washington, les navires américains ont été visés par des missiles, des drones et de petites embarcations iraniennes.

Les États-Unis affirment avoir neutralisé les menaces puis ciblé des sites militaires iraniens liés à ces attaques, notamment des bases de lancement de missiles et de drones, ainsi que des centres de commandement et de renseignement. L'armée américaine précise qu'aucun de ses navires n'a été touché.

Le Premier ministre pakistanais optimiste

De son côté, le commandement iranien accuse Washington d'avoir rompu le cessez-le-feu en ciblant un pétrolier iranien et un autre navire quittant les côtes du pays. Téhéran affirme avoir immédiatement riposté contre des bâtiments militaires américains, leur infligeant "des dommages importants".

Quelques heures plus tôt, la télévision d'État iranienne avait fait état d'explosions dans un port de l'île de Qeshm, située dans le détroit d'Ormuz.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, l'Iran contrôle étroitement ce passage essentiel au commerce mondial des hydrocarbures. Le conflit a déjà fait plusieurs milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, tout en provoquant des secousses sur l'économie mondiale.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur, s'est montré optimiste jeudi, estimant qu'un "cessez-le-feu durable" restait possible grâce aux contacts permanents entre Téhéran et Washington.

Un accord de paix "très possible" selon Trump

Donald Trump avait déjà affirmé, mercredi 6 mai, qu'un accord de paix avec l'Iran était "très possible", évoquant des discussions positives au cours des dernières 24 heures, tout en maintenant la menace d'une reprise des bombardements.

Mardi, le président américain avait suspendu l'opération militaire lancée la veille afin de permettre à des centaines de navires bloqués dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz.

L'Iran, qui accuse Washington de vouloir obtenir sa "reddition", continue néanmoins d'étudier la proposition américaine, selon son porte-parole diplomatique Esmaïl Baghaï. Jusqu'à présent, les discussions menées à Islamabad n'ont toutefois débouché sur aucun accord.

Dans le détroit d'Ormuz, environ 1.500 navires et 20.000 marins restent toujours bloqués, selon l'Organisation maritime internationale (OMI). Les États-Unis maintiennent par ailleurs leur blocus des ports iraniens instauré le 13 avril.

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