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Birmanie : face aux manifestants pro-démocratie, la stratégie de la terreur

ÉCLAIRAGE - En Birmanie, la stratégie de l'armée est désormais claire : faire régner la terreur pour faire accepter le coup d'Etat du 1er février.

Des manifestants dans les rues de Rangoon, le 28 février 2021
Des manifestants dans les rues de Rangoon, le 28 février 2021
Crédit : Sai Aung Main / AFP
Birmanie : face aux manifestants pro-démocratie, la stratégie de la terreur
01:52
Brice Dugénie
Journaliste

Un mois après le coup d'État militaire et l'arrestation de la cheffe du gouvernement Aung San Suu Kyi, les manifestations se poursuivent dans les rues de Birmanie. Dimanche encore, 18 personnes ont été tuées par la police, qui a ouvert le feu pour disperser les cortèges dans plusieurs villes du pays. 

Tous les jours depuis le 1er février, les citoyens birmans descendent dans la rue pour réclamer le retour de la démocratie. Mais désormais, les militaires leur tirent dessus. Les généraux ont constaté que les menaces, les intimidations, les arrestations ne suffisaient pas à éteindre la contestation et donc, dimanche, la police anti-émeute a fait usage d'armes à feu sur la foule rassemblée dans différentes villes : Mandalay, Bago, Rangoun. 

Il y a eu 18 morts, selon les Nations unies, et très souvent des jeunes de moins de 25 ans. La stratégie de l'armée birmane est désormais claire faire régner la terreur pour faire accepter le coup d'Etat.  

La jeunesse en première ligne

Malgré cela la population reste mobilisée, même si, selon certains témoins, les cortèges sont de plus en plus clairsemés ces dernières heures. Les jeunes Birmans veulent encore y croire. En fait, depuis dix ans et la fin de la précédente dictature militaire, une nouvelle génération a émergé. 

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Les 18-30 ans, que l'on voit beaucoup dans les cortèges, ont grandi dans une période de transition démocratique. Ils ont goûté à une forme de liberté que les militaires veulent faire disparaître. Ils restent déterminés, mais jusqu'à quand?

Que risque Aung San Suu Kyi ?

Ce lundi se tient une nouvelle audience du procès d'Aung San Suu Kyi. Que risque-t-elle exactement? C'est très difficile de savoir ce qu'elle encourt puisque les motifs pour lesquels elle est poursuivie n'ont déjà pas de sens. 

En fait, ce sont des prétextes pour masquer un procès politique. Elle commençait à prendre trop de place aux yeux des militaires, devenait une menace pour leur pouvoir. Donc, pour l'instant, elle est assignée à résidence, comme elle l'avait été pendant près de quinze ans déjà par ces mêmes militaires. C'était entre 1995 et 2010.

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