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Attentats de Paris : l'équipage du Charles-de-Gaulle "sensible aux marques de soutien"

REPLAY / REPORTAGE - L'équipage du porte-avions a reçu un soutien inédit des Français depuis son appareillage. En 30 ans de marine, le maître d'armes Michel n'avait jamais vu cela sur les côtes varoises.

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Attentats de Paris : l'équipage du Charles de Gaulle "sensible aux marques de soutien" Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTL / Brice Dugénie | Durée : | Date : La page de l'émission
Brice Dugénie et Édouard Nguyen

L'équipage du Charles-de-Gaulle se sent très soutenu par les Français. Déployé en Méditerranée orientale dix jours après les attentats de Paris , le porte-avions qui embarque 26 chasseurs (18 Rafale et 8 Super-Étendard) vient augmenter la force de frappe française contre le groupe terroriste Daech. Les 38 appareils militaires français ont comme cibles principales les villes de Mossoul (Irak) et Raqqa (Syrie). 

D'ailleurs, le président François Hollande a annoncé qu'il se rendrait sur le Charles-de-Gaulle ce vendredi 4 décembre. Il devrait arriver vers 13h30, heure de Paris. "Le président de la République se rend aujourd'hui (vendredi) sur le porte-avions Charles de Gaulle déployé au large de la Syrie. Il y rencontrera les militaires engagés dans les opérations pour intensifier le combat contre Daech en Syrie et en Irak", indique la présidence dans un communiqué.

À bord, les marins du Charles-de-Gaulle sentent une certaine proximité qui est inhabituelle avec les Français dans ses opérations lointaines, souvent inconnues. Cependant, cette fois l'objectif est clair : vaincre le groupe État islamique. Dès le départ de Toulon, les marins ont ressenti un soutien particulier. En 30 ans de marine, le maître d'armes Michel n'avait jamais vu cela sur les côtes varoises. 

"Ça, je ne l'avais jamais vu"

"Le premier message que l'on a ressenti c'était tout simplement le jour de l'appareillage, se rappelle-t-il. Quand vous voyez le nombre de personnes qui étaient le long des berges avec des pavillons au loin bleu-blanc-rouge... Ce n'était pas des proches de l'équipage du bateau, c'était des civils qui nous souhaitaient un bon départ en mission. Ça, je ne l'avais jamais vu".

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Ce soutien se ressent toujours en mer grâce à Internet et aux messages que reçoit notamment le capitaine de frégate Sébastien. C'est lui qui manœuvre les 40.000 tonnes du bâtiment. "À titre individuel, j'ai reçu des marques de soutien que je n'avais pas reçues lors des missions précédentes, de la part d'amis ou de proches, raconte-t-il. Et à titre collectif, on a été sensible aux marques de soutien qui nous ont été apportées par des élus et même par des enfants des écoles qui se sont adressés de manière assez naturelle à nous en nous encourageant et en nous apportant leur soutien." Ce soutien est un gage de motivation pour les 2.000 marins du Charles-de-Gaulle qui font face à une cadence de travail très élevée et dont l'opération ne fait que commencer.  

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