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Après que sa fille ait quitté le foyer familial, Lili a développé le syndrome du nid vide. Dans "Un jour, une vie", elle revient sur cette dépression et explique comment elle s'en est sortie.
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"J'ai eu une relation assez fusionnelle avec Emma (...) Avec le papa, on a créé une espèce de petite bulle autour de cet amour", explique Lili lorsqu'elle se rappelle de l'enfance de sa fille et de tous les moments qu'elles ont partagés ensemble. Si la maman redoutait le départ de sa fille du cocon familial, elle s'y était pourtant préparée et n'imaginait pas qu'elle allait vivre des mois entiers de dépression.
À 17 ans, Emma quitte donc la maison, provoquant une peine immense chez Lili. La mère de famille se souvient très bien du jour où elle a emmené sa fille devant le foyer, à 500 km de chez elle : "On la dépose, on voit quelques camarades qui sont là en même temps qu'elle et un responsable qui arrive (...) Au moment où elle s'éloigne, je me dis : 'Elle va se retourner, elle va me faire le petit clin d'œil parce qu'on a toujours ce petit rituel entre nous. Sauf qu'elle avance, et elle ne se retourne pas. Et ce clin d'œil, je ne l'ai pas".
Le fait que sa fille ne l'ai pas salué une dernière fois bouleverse totalement la maman : "Je reste tétanisée sur place parce que j'ai la sensation que je viens de rompre le lien avec ma fille. J'ai l'impression que le sol s'ouvre, je me suis dit : 'Qu'est-ce que je vais pouvoir faire maintenant ? En plus, elle ne s'est pas retournée, ça y est, elle ne m'aime déjà plus'", se remémore-t-elle sur RTL.
Je pleurais devant une musique, devant la télé, et je me terrais
Lili, à propos de son état de dépression lors du départ de sa fille
S'installe alors une dépression, Lili ne ressentant plus l'envie de sortir et se cloîtrant peu à peu chez elle : "Je rentrais du travail, je ne faisais même plus à manger, je m'installais et j'allais me coucher. Je pleurais devant une musique, devant la télé, et je me terrais", raconte-t-elle au micro de Faustine Bollaert. La mère de famille a quasiment l'impression d'avoir perdu l'un de ses proches pour toujours : "Ce n'est pas un vrai deuil, heureusement, mais il n'empêche que cela reste une transition de vie", précise-t-elle.
Au fond du trou, c'est l'une de ses amies qui, en lui parlant du syndrome du nid vide, va lui ouvrir les yeux sur ce qu'elle est en train de traverser : "Ça a déclenché quelque chose en moi, ça m'a un peu réveillée. Je suis allée faire plein de recherches pour essayer de comprendre (...) Ça m'a aidé à devenir plus consciente, pour essayer d'avancer", assure-t-elle. Comprenant ce qu'elle est en train de vivre, Lili repart de l'avant et se reconnecte progressivement avec sa fille.
Aujourd'hui, la maman a renoué une très bonne relation avec Emma, et donne même des conseils pour les parents qui appréhendent le départ de leurs enfants : "On a tendance à avoir uniquement des photos de nos enfants quand ils étaient petits (...) Peut-être faut-il en enlever la moitié, et les remplacer par des photos d'eux adultes. C'est génial parce que ça change quand même la vision que notre cerveau a de cet esprit de nostalgie", conclut-elle.
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