1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Attaques au Burkina Faso : "Il y a une faille quelque part", estime un habitant
1 min de lecture

Attaques au Burkina Faso : "Il y a une faille quelque part", estime un habitant

REPORTAGE - La double attaque visant l'ambassade de France à Ouagadougou et l'état-major burkinabé a fait une trentaine de morts et 80 blessés, vendredi 3 mars.

Des attaques terroristes ont été perpétrés vendredi 2 mars 2018 à Ouagadougou au Burkina Faso
Des attaques terroristes ont été perpétrés vendredi 2 mars 2018 à Ouagadougou au Burkina Faso
Crédit : Ahmed OUOBA / AFP
Attaques au Burkina Faso : "Il y a une faille quelque part", estime un habitant
00:01:37
Sina Mir & La rédaction numérique de RTL

Une trentaine de Burkinabés et 80 personnes ont été blessées, dans la double attaque qui a visé l'ambassade de France et l'état-major des armées à Ouagadougou, au Burkina Faso, vendredi 3 mars en fin de matinée. Si tous les assaillants sont morts, les exactions n'ont, à cette heure, toujours pas été revendiquées.

Vendredi soir, quelques heures à peine après les faits, les rues de la capitale de cet État d'Afrique de l'Ouest étaient complètement désertes, barrées à la circulation. Samedi matin, les Burkinabés reprenaient peu à peu possession du centre ville, mais nombre d'entre eux sursautaient encore, à chaque ouverture ou fermeture d'un store.

"Ces barbares ont mis la barre haute, ils ont tapé très fort et cela est impardonnable, confie un habitant de la capitale au micro de RTL. On était paniqué. Il ne faut pas céder à ce qu'ils veulent. Ça nous fait peur, et ça fait peur à la France, mais quoi qu'il en soit à la fin, on sera toujours les vainqueurs."

Une attaque facilitée par une frontière poreuse ?

La ville porte encore les stigmates de l'attaque de la veille : les vitres cassées de certains bâtiments officiels qui séparent l'ambassade de France du quartier général de l'état-major, ou encore les taches de sang. Pour un Burkinabé, qui habite à proximité des lieux visés, l'assaut visait clairement l'ensemble de la coalition antiterroriste présente dans la région du Sahel, et les Français qui appuient ces opérations, même en l'absence d'une revendication claire.

À lire aussi

"Les Français ne viennent pas nous perturber. C'est nous qui avons fait appel à eux, déclare-t-il. Attaquer tout un état-major de l'armée, ça fait penser qu'il y a une faille quelque part." Ce samedi, la presse locale pointe la frontière poreuse entre le Mali et le Burkina Faso, où les jihadistes sahéliens ont mené plus de quatre-vingts attaques en deux ans. La quatrième à Ouagadougou, mais la première visant des bâtiments officiels et sécurisés.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/

Bienvenue sur RTL

Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur

Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.