2 min de lecture Allemagne

Allemagne : un homme jugé pour avoir poussé un enfant sous un train

L'homme de 41 ans, souffrant de troubles psychiatriques, est accusé d'avoir poussé un enfant et sa mère sous les rails d'un train, en juillet 2019. Il affirme ne pas se souvenir des faits.

Des trains de la Deutsche Bahn, près de Munich, en Allemagne.
Des trains de la Deutsche Bahn, près de Munich, en Allemagne. Crédit : Christof STACHE / AFP
Camille Descroix
Camille Descroix
et AFP

Cette affaire avait suscité un vif débat sur la sécurité dans le pays et une vive émotion. Un Erythréen souffrant de troubles psychiatriques a exprimé ses regrets, mercredi 19 août, devant une Cour allemande, où il est jugé pour avoir tué un enfant en le poussant devant un train en marche. 

"Je suis absolument désolé, en particulier pour la famille", a assuré Habte Araya, dans une déclaration écrite lue par son avocat à l'ouverture de son procès devant un tribunal de Francfort, où il comparaît pour meurtre, deux tentatives de meurtre et blessures graves.

L'accusation a requis le placement durable en psychiatrie de cet homme de 41 ans. Elle estime qu'il existe une très grande probabilité qu'il commette d'autres forfaits. La justice devrait décider qu'il n'était pas pénalement responsable de ses actes au moment des faits.

L'homme souffre de "schizophrénie paranoïaque"

Les faits se sont déroulés le 29 juillet 2019 au matin. L'homme de 41 ans, qui vivait depuis 14 ans en Suisse, avait poussé sur les rails Leo, 8 ans, et sa mère, 40 ans, alors qu'un train entrait en gare de Francfort. L'enfant avait été tué sur le coup. Sa mère, quant à elle, avait réussi à s'extirper des rails d'extrême justesse. Blessée et en état de choc, elle avait été transportée à l'hôpital.

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Il avait aussi tenté de pousser sur la voie une troisième personne, âgée de 78 ans, mais cette dernière avait réussi à l'en empêcher. Elle s'est d'ailleurs constituée partie civile pour le procès, tout comme la famille du garçon. Un mois après les faits, cet homme recherché par la police suisse avait été interné dans un hôpital psychiatrique. Le parquet estime qu'il souffre de "schizophrénie paranoïaque".

Selon un expert psychiatrique appelé à la barre, M. Araya a affirmé ne pas se souvenir de ce qui s'est passé à la gare et assuré que si les faits étaient avérés, il s'agirait de la plus grave erreur de sa vie.

Une vive émotion suscitée dans le pays...

Cette affaire avait suscité une immense émotion en Allemagne. En quelques jours, une collecte avait permis de rassembler plus de 100.000 euros de dons pour la famille du petit garçon.

Les autorités suisses recherchaient cet homme marié et père de trois enfants, après des agressions survenues quatre jours plus tôt dans ce pays où il vivait depuis 2006, dans le canton de Zurich.

Il n'avait pas été contrôlé à son entrée en Allemagne, malgré l'avis de recherche émis par la police suisse à son encontre mais qui ne concernait que le territoire suisse. Peu avant le procès, la famille du garçon a d'ailleurs mis en cause les enquêteurs suisses et allemands pour leur manque de coopération, dans une lettre diffusée par son avocat.

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