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INVITÉ RTL - Afghanistan : Mohamed Bida raconte l'évacuation des ressortissants français

Pendant quinze jours, au milieu du chaos afghan, Mohamed Bida a dû négocier avec les talibans pour exfiltrer les ressortissants de l'ambassade de France à Kaboul vers le territoire français.

Illustration de Kaboul, le 15 août 2021
Illustration de Kaboul, le 15 août 2021
Crédit : Wakil Kohsar / AFP
Afghanistan : Mohamed Bida raconte l'évacuation des ressortissants français et afghans
10:04
Afghanistan : Mohamed Bida raconte l'évacuation des ressortissants français et afghans
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Yves Calvi_
Yves Calvi - édité par Florine Boukhelifa

"Les talibans ont eux dix fois l'occasion de nous tirer dessus, ils ne l'ont jamais fait". Il y a trois mois, le commandant de police et responsable de la sécurité de l'ambassade de France à Kaboul organisait les évacuations de ressortissants français et afghans. Désormais à la retraite, Mohamed Bida raconte au micro de RTL ce mardi 16 novembre ces opérations déclenchées par la prise du pouvoir des talibans.

"On ne se pose pas de questions, on n'a pas le choix de toute façon, mais une obligation de résultat", résume Mohamed Bida. Le 15 août dernier, alors que ses interlocuteurs habituels ont déserté, il doit négocier avec les talibans pour garder en sécurité et exfiltrer des centaines de personnes rassemblées à l'ambassade. "C'est parce qu'on est professionnel qu'on arrive à maîtriser sa peur" face au chaos qui a suivi la chute de Kaboul, affirme-t-il.

Le commandant de police a eu "trois interlocuteurs talibans qui avaient des objectifs différents et aussi une perception différente de qui nous étions". Du "petit chef sans grande envergure du check-point de Zanbaq", il obtiendra ainsi l'acheminement de vivres et de médicaments et l'arrivée facilitée de bus dans la zone, tandis que le dialogue avec un autre, "plus fondamentaliste et qui exigeait que les femmes quittent l'ambassade", sera rapidement rompu.

"Dans des moments comme celui-ci, les gens perdent tout contrôle", poursuit Mohamed Bida qui décrit des personnes "en état d'hystérie". Le "grand soulagement", lui, n'est arrivé qu'à l'aéroport, situé à 13 kilomètres de l'ambassade, sur la longue ligne droite de 5 kilomètres qui mène vers le tarmac, une fois "la zone de danger" passée.

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