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Affaire ukrainienne : Donald Trump en guerre contre un lanceur d'alerte

Le président des États-Unis dénonce une affaire "d'espionnage" dans laquelle il est la victime. Ce lanceur d'alerte a retranscrit la conversation entre les présidents américain et ukrainien, menant ensuite à une procédure de destitution.

Donald Trump, le 24 décembre 2018 (Illustration)
Donald Trump, le 24 décembre 2018 (Illustration) Crédit : SAUL LOEB / AFP
Nicolas Barreiro et AFP

"Comme tout Américain, je mérite de rencontrer celui qui m'accuse" a tweeté Donald Trump ce lundi 30 septembre. Dans une série de tweets, le président américain explique qu'il veut voir le lanceur d'alerte qui a signalé à sa hiérarchie qu'il avait "sollicité l'ingérence" de l'Ukraine en demandant à son homologue Volodymyr Zelensky d'enquêter sur Joe Biden, son principal adversaire supposé pour l'élection présidentielle de 2020.

Depuis qu'un agent américain du renseignement , le "whistleblower" comme l’appelle Donald Trump, ou lanceur d'alerte, a signalé l'appel entre les présidents américain et ukrainien au Congrès, celui-ci crie à l"espionnage". Il accuse le lanceur d'alerte d'avoir "rapporté une conversation parfaite avec un dirigeant étranger d'une manière totalement inexacte et frauduleuse".

Toujours sur twitter, Donald Trump s'interroge, "Cette personne était-elle en train d'espionner le président les États-Unis ? Graves conséquences !" conclue-t-il. En effet, c'est cette révélation qui a motivé le parti démocrate à ouvrir une procédure de destitution contre le président républicain. 

Un lanceur d'alerte inconnu

Donald Trump exige également que le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff, soit interrogé au motif de "fraude et trahison". L'accusé avait annoncé dimanche que le lanceur d'alerte va témoigner, sous couvert d'anonymat.

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On ne sait pour le moment que très peu au sujet du"whistleblower", il ferait partie des services de renseignement américains, de la CIA selon certains médias américains. Celui-ci affirme que le président américain a utilisé sa fonction "pour solliciter l'ingérence d'un pays étranger dans l'élection de 2020 aux États-Unis". 

Son signalement, très détaillé, suggère qu'il a une formation d'analyste, qu'il a un temps été affecté à la Maison Blanche et qu'il connaît la politique ukrainienne, selon le New York Times. L'agent, qui n'a pas été le témoin direct de l'entretien téléphonique, a recoupé certaines de ses informations dans le cadre des "relations régulières inter-agences". 

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