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Des navires au large de la plage de Suru, à Bandar Abbas, dans le détroit d'Ormuz, le 1er juin 2026.
Crédit : AMIRHOSSEIN KHORGOOEI / ISNA / AFP
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C'est une nouvelle peu réjouissante pour les vacanciers qui utilisent leur véhicule cet été. Les prix des carburants oscillent de nouveau autour des 2 euros le litre. De mauvais augure pour le portefeuille. La raison ? Depuis quelques jours, la tension est remontée d'un cran au Moyen-Orient. Les États-Unis et l'Iran ont repris les bombardements. Les négociations de paix sont au point mort. Et le détroit d'Ormuz, de nouveau bloqué, n'a aucune perspective de réouverture prochaine.
Les marchés reflètent clairement ces nouvelles tensions du moment. Sur un mois, la hausse des prix des matières premières est vertigineuse. +11% pour le pétrole brut. +13% pour le Brent. +38% pour le gaz européen. +41% pour le gaz britannique. Si les niveaux ne sont pas encore les mêmes que ceux atteints en début d'année, au début du conflit, ils s'en rapprochent doucement. Et les derniers développements dans la région ne risquent pas d'améliorer les choses.
Pour la dixième nuit consécutive, Washington et Téhéran ont encore échangé des frappes sur des installations militaires. Dans la nuit de lundi à mardi, le Commandement central américain a annoncé avoir achevé un dernier round d'attaques sur "des centres de commandement militaire iraniens, des capacités maritimes, des sites de lancement de missiles et de drones, ainsi que des systèmes de défense aérienne".
De leur côté, les Gardiens de la révolution ont revendiqué le bombardement d'installations américaines à Bahreïn et au Koweït. L'armée iranienne a stoppé des pétroliers qui naviguaient dans le détroit. De plus en plus de navires sont pris pour cible. L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO fait de plus en plus état d'incidents sur des bateaux mouillant dans la zone. La dernière alerte remonte à pas plus tard que ce mardi matin.
La tension n'est pas prête de retomber, chaque camp accusant l'autre de violer le cessez-le-feu négocié dans le cadre du protocole d'accord signé entre les deux belligérants le 17 juin. Un mois plus tard, les discussions sont au point mort. Américains et Iraniens n'arrivent pas à se mettre d'accord sur l'avenir du détroit d'Ormuz, où transite une grande partie du pétrole et du gaz consommé dans le monde.
Si la signature du protocole d'accord par Donald Trump et son homologue iranien, Massoud Pezechkian, avait soulagé les marchés, entrainant une baisse importante des prix des matières premières, l'accalmie ne fut que temporaire. Les nouveaux blocages des bateaux et les tensions diplomatiques font repartir les courbes à la hausse.
Lundi, le baril de Brent s'échangeait à 89,2 dollars (78,11 euros) alors qu'il était retombé à 71,6 dollars début juillet. Le WTI (pétrole brut nord-américain) a suivi la même évolution : il a atteint son niveau le plus haut lundi (82,5 dollars) depuis le début du mois (où il s'échangeait à 68,5 dollars). Par conséquent, les prix à la pompe repartent eux aussi à la hausse. Mardi 21 juillet, le gazole coûtait entre 2,2 et 2,3 euros le litre à Paris, où le carburant est généralement le plus cher. Le SP95 et SP98 oscillaient entre 2,1 et 2,4 euros le litre selon les stations.
Sur RTL, le ministre des petites et moyennes entreprises Serge Papin a redit que les aides ciblées du gouvernement pour les travailleurs "grands rouleurs" allaient continuer jusqu'à la rentrée. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a indiqué sur France 2 qu'un point serait fait d'ici la fin du mois d'août pour déterminer s'il faudra, ou non, prolonger ces aides.
Le carburant n'est peut-être pas le plus préoccupant. Le gaz aussi joue les montagnes russes. Mardi matin, le mégawattheure de gaz naturel européen s'échangeait à 59 euros (contre 41 euros fin juin). Un niveau presque aussi haut que le pic du mois de mars (62 euros le mégawattheure). Sur un an, la hausse du gaz est de près de 75%. Ce qui fait craindre des pénuries d'approvisionnement à l'approche de l'hiver, alors que l'été est traditionnellement la période de restockage.
"Un début d’hiver rugueux augmenterait considérablement le coût pour atteindre l’objectif de stockage de 80 % fixé par l’Union européenne", a indiqué Andreas Schroeder, un expert sur l'analyse énergétique, au journal britannique The Guardian. "Même si la sécurité d’approvisionnement reste atteignable, le coût pour y parvenir augmente fortement", a-t-il précisé. L'hiver risque donc d'être rude pour les portefeuilles.
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