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"Je voulais qu'elle se taise, je l'ai attrapée par le cou et j'ai serré" : ce que Cédric Jubillar a dit lors de ses aveux devant la justice

RTL a pu avoir accès aux aveux de Cédric Jubillar devant une magistrate de la Cour d'appel le mercredi 15 juillet. Le peintre-plaquiste explique qu'il a "pété les plombs" en pleine nuit, vers une heure du matin, lors d'une altercation verbale très violente avec sa femme Delphine.

Cédric Jubillar lors de son procès devant la cour d'assises du Tarn, à Albi, le 23 septembre 2025.

Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP

Thomas Prouteau

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Cédric Jubillar va droit au but devant la magistrate désignée par la présidente de la cour d'assises pour procéder à son nouvel interrogatoire, mercredi 15 juillet, à la Cour d'appel de Toulouse : "je reconnais les faits, je reconnais être l'auteur de la disparition de mon épouse", attaque celui qui avait jusque-là nié en être à l'origine.

Il se lance alors dans un récit précis de la nuit du meurtre. Selon cette nouvelle version présentée à la justice, la peintre plaquiste affirme être parti se coucher vers 22h30, et précise que "le petit et Delphine sont venu me faire un câlin dans mon lit". Il dort très mal à cette époque, du fait du divorce qui se profile. Cédric Jubillar décrit une ambiance "toxique et nauséabonde" à la maison. Il se lève donc souvent la nuit pour fumer une cigarette.

Le 16 décembre 2020, vers "1 heure, 1 heure trente", il se rend dans le salon. "Delphine m'a dit 'qu'est ce tu fous là'" affirme Jubillar, ce à quoi il a répondu "qu'est ce que ça peut te foutre, tu as demandé le divorce, je n'ai plus de compte à te rendre". 

Ce qu'il a dit du moment fatidique

Après ce premier échange acrimonieux, Delphine lui montre - toujours selon ses déclarations devant la magistrate - une photo d'elle "un peu sexy, mais j'ai pas bien vu et je n'en suis pas sûr". Il va alors se "réfugier derrière le bar pour se rouler une cigarette".

"C'est parti en insultes", poursuit-il, Delphine le traitant de "toxico de merde". "Je me suis avancé en sortant du bar et là elle m'a dit : "maintenant je n'ai plus rien perdre, je peux te l'avouer, j'ai trouvé quelqu'un qui fait mieux l'amour que toi'".

Cédric Jubillar en arrive au moment fatidique. "Je voulais qu'elle se taise, je l'ai attrapée par le cou, et j'ai serré je lui disais 'tais-toi tais-toi, je t'en supplie tais-toi'". Il conclut "je voulais que ça s'arrête, qu'elle se taise, j'en pouvais plus".

Delphine Jubillar tombe alors "inerte". Il se répète en boucle "30,40,50 fois (...) tais toi". Il ne lui faut alors que quelques instants pour réaliser "qu'il vient de tuer la mère de ses enfants (..) je suis tétanisé je ne sais plus quoi faire".
 
Cédric Jubillar ne veut pas que ses "enfants voient leur mère comme ça, je me suis dit qu'il fallait que je le cache". Il charge Delphine sur son épaule et al dépose dans le coffre de la voiture, descend 'au point mort pour ne pas réveiller les voisins".      

Ce qu'il a dit de la dissimulation du corps

Deuxième moment crucial, la dissimulation du corps. Cédric Jubillar affirme : "je ne savais pas ou aller, je me suis retrouvé près de Cordes sur Ciel, je me souvenais avoir vu des monticules de terreau dans le cadre d'un chantier". Il "évacue" alors la terre entre deux monticules, avec ses mains.

Le désormais meurtrier rentre alors à Cagnac-les-Mines, chez lui et "vérifie que les enfants dormaient bien". Il voit alors le téléphone de Delphine, le prend "avec une paire de boots et un manteau à elle". "J'ai tout jeté dans la poubelle d'un voisin à 50 mètres de la maison", dit-il.

Il se pose "sur le canapé", dort un quart d'heure. Après, "je me suis enferré dans le mensonge, avec la pression médiatique, la pression des enquêteurs, la pression des juges, je ne savais plus comment faire pour sortir de mon mensonge", certifie Cédric Jubillar. Il évoque aussi "un état compliqué avec le traitement médicamenteux lourd" qu'il prenait. 

Après avoir remercié son nouvel avocat Pierre Debuisson, Cédric Jubillar a un mot spontané pour ses deux enfants : "Je pense beaucoup à eux, j'ai peur qu'ils m'en veuillent, qu'ils ne veuillent plus me parler". Avant de conclure, il partage ses "énormes remords" par rapport à "Delphine, ses enfants, sa belle famille". 

L'accusé propose alors de faire un plan précis de l'endroit où il a dissimulé le corps. Là même où seront découvert le lendemain jeudi 16 juillet des ossements de Delphine.       

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