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Taxes sur les carburants : la guerre au Moyen-Orient a engendré un surplus fiscal de 270 millions d'euros pour l'État français en mars

Le ministre David Amiel a mis fin au suspense : la hausse des prix des carburants liée au conflit au Moyen-Orient a rapporté 270 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires à l’État en mars.

David Amiel, le 4 novembre 2025

Crédit : Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Le mystère autour de ce chiffre était au coeur de l'actualité politique des derniers jours. Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a annoncé sur France Info ce vendredi 3 avril que le surplus de recettes fiscales tiré de la hausse des prix des carburants en France a atteint 270 millions d'euros en mars pour l'État.

Selon de "premières estimations", en ce qui concerne "la TVA sur les carburants, le supplément de recettes, quand on compare le mois de mars 2026 au mois de mars 2025 s'élèverait à 120 millions d'euros" et "on aura un surcroît très temporaire d'accise sur les carburants, très concentrés sur le début du mois de mars", où les volumes de carburants vendus ont augmenté, "qui s'élève à peu près à 150 millions d'euros", a-t-il détaillé.

Ces recettes supplémentaires sont toutefois "très inférieures au coût de la crise pour les finances publiques", et "se comptent en millions, là où le coût de la crise se compte en milliards d'euros", a souligné le ministre.

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Lecornu envisage de nouvelles aides ciblées "en début de semaine prochaine"

La veille, le premier ministre Sébastien Lecornu avait affirmé à Bordeaux qu'il envisageait de nouvelles aides "ciblées" pour compenser la flambée des prix des carburants "en début de semaine prochaine". Le chef du gouvernement avait suggéré en amont d'une réunion avec ses ministres mercredi d'utiliser les recettes fiscales supplémentaires générées par la hausse des prix des carburants pour décarboner l'économie.

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L'initiative est dénoncée par la droite et l'extrême droite, tandis que de nombreux économistes et experts affirment que l'idée même d'un surplus de taxe lié à la hausse des prix du carburant est un mirage.

Le Premier ministre a affirmé jeudi qu'il y avait eu "beaucoup d'excitation" autour de "la fiscalité sur les carburants", mais que celle-ci serait vite "douchée". Évoquant le montant de ces "éventuels surplus", il a expliqué que la hausse des prix pouvait entraîner une augmentation du "volume de fiscalité prélevée" mais que celle-ci pourrait être compensée par une baisse de la consommation en volume.

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