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Prix des carburants : Sébastien Lecornu envisage de nouvelles aides ciblées "en début de semaine prochaine"

Les transporteurs, agriculteurs et pêcheurs réclamaient jusqu'ici davantage que le plan gouvernemental d'environ 70 millions d'euros annoncé fin mars.

Sébastien Lecornu, à Rosny-sous-Bois le 23 janvier 2026

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

AFP - édité par Gabriel Joly

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Le gouvernement tente de réagir. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé jeudi 2 avril à Bordeaux qu'il envisageait de nouvelles aides "ciblées" pour compenser la flambée des prix des carburants "en début de semaine prochaine", et assuré qu'il n'y avait "pas de pénurie" ou de "crise de volume" dans le pays, malgré le mois de guerre au Moyen-Orient écoulé.

"Je suis favorable à ce qu'il y ait des aides ciblées. Donc, des ministres ont reçu un certain nombre de commandes pour me faire de nouvelles propositions en début de semaine prochaine", a affirmé le chef du gouvernement lors d'un point presse au cours de ce déplacement. Il a estimé que les Français "qui ne peuvent pas faire autrement que de rouler méritent sans doute une aide ciblée". "On n'abandonnera personne, mais on dépensera pas de l'argent qu'on n'a pas", a-t-il dit.

Certaines stations-service, notamment celles qui pratiquent des prix plus bas, connaissent en revanche des "problèmes logistiques", a-t-il ajouté. Sébastien Lecornu avait suggéré en amont d'une réunion avec ses ministres mercredi d'utiliser les recettes fiscales supplémentaires générées par la hausse des prix des carburants afin de décarboner l'économie.

L'initiative est dénoncée par la droite et l'extrême droite, tandis que de nombreux économistes et experts affirment que l'idée même d'un surplus de taxe lié à la hausse des prix du carburant est un mirage.

Le Premier ministre a affirmé jeudi qu'il y avait eu "beaucoup d'excitation" autour de "la fiscalité sur les carburants", mais que celle-ci serait vite "douchée". Évoquant le montant de ces "éventuels surplus", il a expliqué que la hausse des prix pouvait entraîner une augmentation du "volume de fiscalité prélevée" mais que celle-ci pourrait être compensée par une baisse de la consommation en volume.

Il a affirmé avoir demandé au ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel de communiquer vendredi sur ce sujet.

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