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Renault : "Qui dirige vraiment l’entreprise?" s'interroge Christian Menanteau

DÉCRYPTAGE - Renault tient mercredi 12 juin son Assemblée générale. Un rendez-vous sous haute tension et dans un climat de grande confusion.

Le siège de Renault à Boulogne-Billancourt
Le siège de Renault à Boulogne-Billancourt
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Renault : "Qui dirige vraiment l'entreprise?" s'interroge Christian Menanteau
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Renault : "Qui dirige vraiment l'entreprise?" s'interroge Christian Menanteau
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Y-a-t-il le feu à Boulogne-Billancourt ? Renault est un constructeur qui possède encore de solides atouts. Mais si l’Assemblée générale joue son rôle, elle ne pourra que constater que les braises sont très chaudes et l’incendie pas impossible.                                                                                  
Premier dossier, il est central : l’alliance Renault-Nissan. Elle va de mal en pis. Le Japonais entre dans un mauvais cycle économique. Il doit remettre en ordre son organisation industrielle, commerciale et stratégique. Mais il ne veut pas que le Français s’en mêle. Difficile à admettre quand on est propriétaire de 43% de l’entreprise.    

Deuxième clou dans le pneu : l’affaire Fiat Chrysler. Dominique Sénard, le nouveau patron de Renault, a tenté de faire basculer les rapports de force en se mariant avec l’Italo-américain, et ainsi retrouver un peu de marge de manœuvre dans un mariage à trois. Il a été désavoué par l’Etat son premier actionnaire, puis durement contré par sa filiale nippone. Échec et Mat. 

Quelles sont les stratégies en présence ?

Tout cela laisse des traces et la nouvelle équipe peut s'en trouver fragilisée. On pourra le mesurer, au moins en partie, à l’issue de l’Assemblée générale. Il est en effet impératif que cette réunion mette, si c’est encore possible, un terme à la confusion qui règne autour de l’ex-régie. 

Car on ne sait plus qui dirige vraiment l’entreprise et quelles sont les stratégies en présence. L’Etat principal actionnaire avec 15% du capital et des droits de vote double s’affiche désormais prêt à sortir de l’entreprise. Quand ? Comment ? Combien ? Mystère ! L’Etat toujours, considère maintenant caduc une fusion entre Renault et sa filiale Nissan. On prend note. Mais alors, au profit de quel autre type d’organisation ? Mystère encore.

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L’État encore, n’exclut plus un retrait partiel de Renault dans le capital du Japonais. Pourquoi pas. Mais alors en échange de quoi ? Mystère toujours. Concrètement, c’est manifestement Bercy qui pilote. Est-ce que c’est tactiquement et stratégiquement pertinent ? Ce sera à Dominique Sénard et à son conseil d’administration d’en juger et d’en tirer les conséquences. 

Dominique Sénard retenu par l'Elysée

Ce mercredi, l’ancien patron de Michelin est encore retenu par l’insistance de l’Elysée. Jusqu’à quand ? C’est le dernier mystère. En clair, cela signifie que le couple Renault-Nissan peut se disloquer ? Difficile. Ce serait une faute. Industrielle, technologique, sociale, financière. 

Mais quand vous avez sur scène d’un côté des considérations nationalistes et de l’autre un interventionnisme mal défini, l’issue de la pièce devient plus incertaine. Le divorce n’est pas à l’ordre du jour. Mais on peut craindre que le couple ne vive plus désormais qu’une union réduite aux acquêts.

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