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Ramdam : comment cette marque de produits solidaires transforme chaque achat du quotidien en don pour les Restos du Coeur et le SAMU social

Acheter un produit du quotidien et déclencher en même temps un don à une association : c'est la promesse de Ramdam, une jeune marque de produits solidaires lancée il y a moins de deux ans. Compotes, chips, bientôt une édition spéciale de La Vache qui rit : le principe séduit déjà de grandes marques. Derrière cette idée, une question simple : peut-on donner du sens à sa consommation sans payer plus cher ?

La marque Ramdam dans les rayons d'un supermarché.

Crédit : Olivier Dauvers / RTL

Avec Ramdam, un don associé à chaque achat

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Avec Ramdam, un don associé à chaque achat

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Olivier Dauvers

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Acheter pour soi tout en donnant à d'autres : c'est le principe défendu par Ramdam, une marque qui veut faire le lien entre consommation courante et solidarité. Son idée est simple et immédiatement lisible en rayon : sur les emballages, la promesse est affichée noir sur blanc, "m'acheter, c'est faire un don". Autrement dit, choisir un produit revient aussi à financer une aide concrète redistribuée par des associations.

Le nom de la marque n'a pas été choisi au hasard. Ses deux fondateurs, Julie et Luc Olivier, voulaient "faire du bruit". D'où Ramdam, une expression populaire qui évoque justement l'idée de se faire entendre. Mais au-delà du nom, c'est surtout le mécanisme qui retient l'attention : associer un achat du quotidien à une bonne action, sans changer les gestes les plus ordinaires de consommation.

Des dons clairement affichés sur les produits

Le fonctionnement repose sur des exemples très concrets. Une boîte de compote permet de financer une portion de fruits frais via les Restos du Coeur. Un paquet de chips correspond à un encas distribué par le SAMU social de Paris. L'intérêt du dispositif, c'est que le don associé est indiqué directement sur le paquet. Le consommateur sait donc précisément ce que son achat permet.

Selon les explications données autour de ces produits solidaires, la part redistribuée représente environ 8 à 10% de la valeur du produit. C'est un point central, car ce type de promesse peut susciter la méfiance. Le marketing de la charité peut ouvrir la voie à des abus si les engagements restent flous ou invérifiables.

Ici, la crédibilité du modèle repose sur les partenaires mobilisés. Outre les Restos du Coeur et le SAMU social de Paris, les dons sont redistribués par des structures bien identifiées comme le Secours populaire ou les banques alimentaires. La présence de ces grandes associations sert de garantie : sans relais solides, un tel système aurait du mal à durer.

Une jeune marque déjà présente en rayon

L'histoire de Ramdam est encore récente. Les premiers produits sont arrivés en rayon il y a moins de deux ans. Pourtant, la marque revendique déjà deux millions de produits vendus. Et puisque chaque achat déclenche un don, cela représente aussi deux millions de dons réalisés via les associations partenaires.

Le mouvement pourrait encore prendre de l'ampleur. Cette année, ce volume devrait doubler, notamment parce que de grandes marques commencent à s'intéresser à ce modèle. C'est le cas de La Vache qui rit, qui doit arriver en rayon la semaine suivante avec une édition spéciale co-signée avec Ramdam.

Le principe reste le même : pour chaque boîte de 32 portions achetée, vendue au même prix que les boîtes habituelles, les Restos du Coeur recevront trois portions de légumes à redistribuer. L'opération illustre une évolution importante : l'idée n'est plus seulement portée par une jeune marque engagée, elle commence aussi à être reprise par des acteurs beaucoup plus installés de la grande consommation.

Donner du sens à sa consommation

Pris isolément, le geste peut sembler modeste. Trois portions de fruits ou de légumes, une portion de compote, un encas : à l'échelle d'un achat, cela paraît limité. Mais la logique défendue ici repose sur l'accumulation. Si les volumes suivent, ces petits dons répétés peuvent produire un effet bien plus large.

C'est tout l'enjeu de ces produits solidaires : créer un lien direct entre l'acte d'achat et une aide concrète, visible, compréhensible. Ramdam mise précisément sur cette lisibilité pour convaincre. L'idée est de permettre au consommateur d'acheter et de donner en même temps, en intégrant la solidarité dans un geste banal du quotidien.

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