1 min de lecture Consommation

Noël : la marque "Les jouets français" en guerre contre Amazon

Une commerçante des Bouches-du-Rhône tente d'interdire le terme "jouets français", utilisé pour des articles fabriqués en Chine sur les plateformes de e-commerce comme Amazon.

Pamela Magotte se lance dans une guerre contre Amazon
Pamela Magotte se lance dans une guerre contre Amazon Crédit : Hugo Amelin/RTL
Générique 1
Hugo Amelin édité par Ryad Ouslimani

Une vendeuse de jouets "made in France" s’est engagée en guerre contre les géants d’internet. Le nom de sa société, "Les jouets français", est utilisé par Amazon et d’autres boutiques en ligne pour référencer leurs produits, alors que certains sont fabriqués en Chine.

Une concurrence déloyale selon Pamela Magotte, à la tête d’un magasin de jouets à Saint-Mitre-les-Remparts, juste à côté de Martigues dans les Bouches-du-Rhône. C’est une ligne de conduite qu’elle tient depuis la création de sa boutique, il 6 ans. "Un jouet français est un jouet créé, pensé, fabriqué en France, et pas pensé en France et fabriqué à l’étranger", pointe-t-elle pour RTL.

Une simple formule marketing pour ces géants d’internet, Amazon en tête, mais qui pollue forcément le référencement en ligne, et qui fait également que les clients se sentent floués par un faux "made in France"

On prend les gens "pour des imbéciles"

"Ils sabotent mon travail s’insurge Pamela Magotte. Elle relève un "french bashing" parce que "ça fait bien de vendre du jouet français". "Je ne suis pas d’accord pour qu’on prenne les gens pour des imbéciles (…) Il y a des gens qui rentrent chez eux en se disant que c’est un jouet français alors qu’il est fabriqué en Chine", fustige-t-elle. 

Le magasin "Les jouets français" près de Martigues
Le magasin "Les jouets français" près de Martigues
À lire aussi
consommation
Soldes d'hiver 2021 : des ventes au rabais pour compenser les pertes et écouler les stocks

Pamela Magotte explique en outre que sa marque "Les jouets français" est connue des plateformes de e-commerce pour avoir échangé avec eux. "Ils auraient pu utiliser une autre appellation que celle de ma société, sachant que j’existe", regrette-t-elle.

Pamela Magotte a contacté les grandes plateformes, qui ont répondu que c’était un terme générique. Avec 3.000 euros de charges fixes chaque mois, la commerçante espère que les Français retourneront dans les boutiques physiques pour préparer les fêtes.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Consommation Commerce Amazon
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants