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Municipales 2026 : Paris, Marseille, Lyon... Qui gère le mieux (et le moins bien) les finances de sa ville ?

Avant les municipales, l'Institut Montaigne alerte : dix des douze plus grandes villes françaises voient leurs finances se dégrader, souvent avec des hausses de taxe foncière à la clé. Si Toulon, Montpellier et Lyon tirent leur épingle du jeu, la rigueur budgétaire reste quasi absente des programmes de campagne.

Vue aérienne de Paris (Illustration)

Crédit : Lionel BONAVENTURE / POOL / AFP

Pauline Jacot - édité par Jérémy Descours

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À un peu plus de deux semaines des élections municipales, un bilan financier des grandes villes françaises attire l'attention. Comment les municipalités gèrent-elles leurs comptes et leurs dépenses publiques ? RTL et Le Parisien dévoilent ce mardi 24 février un classement de l'Institut Montaigne portant sur les 12 plus grandes villes de France. Et le constat est inquiétant : dix d'entre elles voient leurs finances se dégrader.


Pourquoi cette mauvaise gestion financière devrait-elle concerner les citoyens ? Parce qu'à terme, elle a un coût. Et ce sont les contribuables qui en supportent les conséquences.

Un exemple concret : la taxe foncière, cet impôt local payé chaque année par les propriétaires. Selon l'étude, elle a particulièrement augmenté dans les villes où les finances se sont le plus dégradées. C'est le cas à Marseille (+23%), à Paris (+52%), mais aussi à Nantes, Strasbourg et Bordeaux.

Toulon, Montpellier et Lyon : le trio de tête

La taxe foncière apparaît ainsi comme une variable d'ajustement lorsque les finances municipales se dégradent. À l'inverse, les villes les mieux classées n'ont, visiblement, pas eu besoin d'y recourir. Mais que dit ce classement ?

Selon l'Institut Montaigne, Toulon, Montpellier et Lyon composent le trio de tête des villes les mieux gérées. Dans un contexte globalement tendu, ces municipalités se distinguent par une certaine constance : continuité dans les orientations budgétaires, stabilité fiscale et maîtrise des dépenses publiques. Des choix de long terme qui semblent porter leurs fruits.

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Cette rigueur budgétaire n'empêche pas pour autant l'investissement. Montpellier et Lyon, respectivement deuxième et troisième du classement, poursuivent par exemple des efforts importants dans la transition écologique, notamment dans les transports. 

Selon le rapport, ces villes parviennent à maintenir des finances saines malgré ces engagements. Conclusion : les investissements verts ne conduisent pas nécessairement à des comptes dans le rouge.

Peu de place pour les mesures d'économies dans les programmes des candidats

Dans le bas du classement, qui retrouve-t-on derrière ce trio de tête ? Selon l'Institut Montaigne, plusieurs villes conservent des finances jugées solides : Bordeaux, Lille, Nice, Toulouse et Nantes. En revanche, Rennes, Marseille, Strasbourg et Paris ferment la marche. 

Les plus forts décrochages concernent Strasbourg et Nantes, nettement mieux classées lors du précédent mandat. À l'inverse, Montpellier et Nice enregistrent une progression.

Dans cette campagne municipale, les propositions des candidats font peu de place aux mesures d'économies. À quelques exceptions près, les programmes en intègrent peu, voire aucune, souligne l'Institut Montaigne. Comme au niveau national, la maîtrise des dépenses publiques ne semble pas constituer un thème porteur dans les campagnes locales.

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