2 min de lecture
Vue aérienne de Paris (Illustration)
Crédit : Lionel BONAVENTURE / POOL / AFP
Je m'abonne à la newsletter « Économie »
À un peu plus de deux semaines des élections municipales, un bilan financier des grandes villes françaises attire l'attention. Comment les municipalités gèrent-elles leurs comptes et leurs dépenses publiques ? RTL et Le Parisien dévoilent ce mardi 24 février un classement de l'Institut Montaigne portant sur les 12 plus grandes villes de France. Et le constat est inquiétant : dix d'entre elles voient leurs finances se dégrader.
Pourquoi cette mauvaise gestion financière devrait-elle concerner les citoyens ? Parce qu'à terme, elle a un coût. Et ce sont les contribuables qui en supportent les conséquences.
Un exemple concret : la taxe foncière, cet impôt local payé chaque année par les propriétaires. Selon l'étude, elle a particulièrement augmenté dans les villes où les finances se sont le plus dégradées. C'est le cas à Marseille (+23%), à Paris (+52%), mais aussi à Nantes, Strasbourg et Bordeaux.
La taxe foncière apparaît ainsi comme une variable d'ajustement lorsque les finances municipales se dégradent. À l'inverse, les villes les mieux classées n'ont, visiblement, pas eu besoin d'y recourir. Mais que dit ce classement ?
Selon l'Institut Montaigne, Toulon, Montpellier et Lyon composent le trio de tête des villes les mieux gérées. Dans un contexte globalement tendu, ces municipalités se distinguent par une certaine constance : continuité dans les orientations budgétaires, stabilité fiscale et maîtrise des dépenses publiques. Des choix de long terme qui semblent porter leurs fruits.
Cette rigueur budgétaire n'empêche pas pour autant l'investissement. Montpellier et Lyon, respectivement deuxième et troisième du classement, poursuivent par exemple des efforts importants dans la transition écologique, notamment dans les transports.
Selon le rapport, ces villes parviennent à maintenir des finances saines malgré ces engagements. Conclusion : les investissements verts ne conduisent pas nécessairement à des comptes dans le rouge.
Dans le bas du classement, qui retrouve-t-on derrière ce trio de tête ? Selon l'Institut Montaigne, plusieurs villes conservent des finances jugées solides : Bordeaux, Lille, Nice, Toulouse et Nantes. En revanche, Rennes, Marseille, Strasbourg et Paris ferment la marche.
Les plus forts décrochages concernent Strasbourg et Nantes, nettement mieux classées lors du précédent mandat. À l'inverse, Montpellier et Nice enregistrent une progression.
Dans cette campagne municipale, les propositions des candidats font peu de place aux mesures d'économies. À quelques exceptions près, les programmes en intègrent peu, voire aucune, souligne l'Institut Montaigne. Comme au niveau national, la maîtrise des dépenses publiques ne semble pas constituer un thème porteur dans les campagnes locales.
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte