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300 bénévoles, GPS, terrains difficiles... : comment va se dérouler la battue citoyenne pour retrouver Manon Relandeau

Sept semaines après la disparition de Manon Relandeau, mère de famille de 31 ans introuvable depuis le 3 avril en Loire-Atlantique, une vaste battue citoyenne est organisée ce samedi 23 mai. Sur RTL, le porte-parole de la gendarmerie détaille le dispositif mis en place pour coordonner les près de 300 bénévoles mobilisés sur des terrains difficiles.

Des gendarmes enquêtent sur la disparition de Manon Relandeau le 29 avril 2026

Crédit : Mathieu Lopinot / RTL

300 bénévoles, terrains accidentés, tracé GPS, ... Le porte-parole de la gendarmerie détaille sur RTL le déroulement de la battue citoyenne pour retrouver Manon Relandeau

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La rédaction de RTL

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Les semaines passent, et toujours aucune trace de Manon Relandeau, qui n'a plus donné de signe de vie depuis le 27 mars dernier en Loire-Atlantique. Ce samedi 23 mai, la gendarmerie organise une vaste battue citoyenne afin de tenter de retrouver des éléments susceptibles de faire progresser les investigations autour de la disparition de cette agricultrice de 31 ans, mère d’une petite fille de quinze mois. 

Son compagnon, interpellé le 27 avril en Algérie puis incarcéré après avoir fui avec leur fille Inaya le 2 avril dernier, est également au cœur des interrogations dans cette affaire puisqu'il en est le principal suspect. 

Pour les proches de Manon Relandeau, cette battue représente un nouvel espoir après près de cinquante jours sans nouvelles. Sa mère a expliqué, ce samedi sur RTL, qu'il s'agissait d'une "bonne chose", tout en ajoutant que la famille avait maintenant besoin de "réponses". 

Invité de RTL Matin, le lieutenant-colonel Erwan Coiffard, porte-parole de la Gendarmerie nationale, a détaillé le dispositif mis en place. "C’est un dispositif de recherche qui met à contribution la population", explique-t-il. "Il y a un fort élan de la population sur des affaires qui connaissent un certain retentissement et un certain émoi."

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Le militaire insiste toutefois sur la nécessité d’un encadrement : "Il est important que la gendarmerie soit présente pour encadrer cet élan et cet engouement et que ça s’inscrive bien dans un cadre judiciaire strict."

300 bénévoles répartis sur des zones accidentées

Près de 300 personnes se sont inscrites en amont pour participer à cette opération. Toutes ont dû transmettre leur identité aux enquêteurs avant le départ des recherches.

"Les personnes vont être accompagnées de binômes de gendarmes répartis en groupe", précise le lieutenant-colonel Coiffard. "Elles vont avoir une zone bien définie sur laquelle, avec un tracé GPS, il sera relevé leur participation avec leur identité et cela sera versé à la procédure."

Les recherches se déroulent sur des terrains parfois difficiles d’accès. "On va avoir des parties de terrain qui sont relativement accidentées", indique encore le porte-parole. Un important dispositif de sécurité a donc été prévu, avec l’appui du SDIS local, notamment en raison des fortes chaleurs.

Sur le terrain, les bénévoles progressent en ligne afin de couvrir méthodiquement les zones ciblées. "Ça va être les yeux qui vont être utilisés", résume Erwan Coiffard. Des appareils de détection et des relevés GPS accompagnent également l’opération.

Des recherches déjà menées depuis plusieurs semaines

Avant cette mobilisation citoyenne, d’importants moyens avaient déjà été engagés par les enquêteurs. "Des points d’eau ont été sondés par des plongeurs. On a déjà eu des contributions également de chiens", rappelle le lieutenant-colonel.

Des drones de l’Institut de recherche criminelle ont également survolé plusieurs secteurs afin de détecter d’éventuels points d’intérêt. "On est dans la démarche de procéder à de nouvelles recherches", explique-t-il.

La gendarmerie souligne aussi que cette battue intervient seulement après la réalisation d’actes d’enquête techniques afin d’éviter de "polluer certaines scènes". "À partir du moment où vous allez avoir 300 personnes qui foulent un terrain, ça veut dire que d’autres actes ont déjà été faits précédemment", insiste le porte-parole.

L’espoir de faire avancer l’enquête

Interrogé sur la possibilité de découvrir un corps au cours des recherches, le lieutenant-colonel Coiffard reconnaît la difficulté d’une telle éventualité pour les bénévoles. "Il y a évidemment un soutien qui est prévu à proximité, avec des compétences également en matière de police judiciaire, quel que soit ce qui peut être découvert", assure-t-il.

Pour la mère de Manon Relandeau, invitée de RTL ce samedi, "si Manon n'est pas dans les champs autour de la ferme, alors peut-être qu'elle est encore en vie".

"Ces battues citoyennes peuvent donner des résultats très positifs", conclut Erwan Coiffard. "La population est assez fréquemment mise à contribution, ne serait-ce que par le biais d’appels à témoins."

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