2 min de lecture Entreprises

Maurice Leclerc, fier de porter le maillot de son entreprise Saint-James

Maurice Leclerc a appris son métier il y a 37 ans dans l'entreprise qui produit les fameux pull marinières.

micro generique Mon métier, ma passion Armelle Levy iTunes RSS
>
Maurice Leclerc, fier de porter le maillot de son entreprise Saint-James Crédit Image : Marie-Bénédicte Allaire / RTL.fr | Crédit Média : Marie-Bénédicte Allaire | Durée : | Date : La page de l'émission
Marie-Bénédicte Allaire
Marie-Bénédicte Allaire Journaliste RTL

Dans l’atelier où l’activité bat son plein, il faut hausser la voix pour s’entendre. "J’ai appris mon métier sur ces machines mécaniques, il y a 37 ans", explique Maurice Leclerc en nous faisant visiter l’usine Saint-James, implantée depuis plus d’un siècle dans la commune du même nom, dans le sud de la Manche. Bonnets, pulls marins et marinières sortent en rang serré de l’usine, dans la baie du Mont-Saint-Michel. Aujourd’hui, "tout est informatisé". De son "poste de pilotage", Maurice a tous les renseignements nécessaires sur la production à la minute près.

Quand il est entré dans l’entreprise comme tricoteur, Maurice avait une toute autre spécialité : il était mécanicien agricole. "Les machines à tricoter, c’est mécanique. Ce n’est pas plus compliqué de mener une machine à tricoter qu’une moissonneuse batteuse", affirme-t-il. En près de quatre décennies, il est passé par tous les postes de production. Il s’est formé et a gravi les échelons de l’entreprise, en même temps que celle-ci grandissait et se modernisait. Une entreprise à laquelle il se dit attaché, au point de vouloir être toujours "plus performant". Il faut "que les machines aient un rendement maximal, et puis l’entretien et tout ce suivi-là, ça c’est une part de moi-même", ajoute Maurice.

Je suis fier de porter le maillot Saint-James

Maurice Leclerc
Partager la citation

Désormais, il programme à la minute près le rendement que doivent fournir les machines. Quant aux salariés, Maurice Leclerc les connait pratiquement tous. "Même si l’entreprise a grandi, on se retrouve en fin d’année et on s’amuse bien tous ensemble. On fête également les anniversaires, on fête nos fêtes, et ça fait toujours plaisir", raconte-t-il, jovial. Maurice Leclerc quitte rarement le maillot Saint-James, puisque son entreprise sponsorise le vélo-club de la ville dont il est membre. Du coup, pendant ses vacances en Charente-Maritime ou dans le Midi, c’est sous les couleurs de la commune, mais aussi de son entreprise qu’il parcourt quelque "400 km par semaine à vélo". "Et je suis fier de porter le maillot Saint-James", lance-t-il.


Maurice va même jusqu’à assurer le service après-vente au gré de ses itinéraires de promenade, en s’arrêtant dans les magasins qui vendent les fameux pulls. "Cela fait toujours plaisir de voir l’agencement des boutiques et de discuter des produits avec la responsable ou l’employé. Comment ils sont fabriqués, la technicité", dit-il. Dans quelques mois, Maurice Leclerc va passer la main le cœur serein. Aurélie, la jeune femme qui va le remplacer, travaille depuis deux ans déjà à ses côtés. "Elle était en alternance, mais je ne sais pas si je lui ai inculqué la passion du travail, elle avait un coup de blues quand il fallait retourner à l’école. C’est un gros virus que je lui ai affecté", conclut-il.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Entreprises Économie Made in France
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants