2 min de lecture

"Les annonces du gouvernement, c'est des miettes" : face à la flambée des prix du carburant, des routiers organisent un barrage filtrant sur l'A7

À l’appel de l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), des chauffeurs routiers organisent samedi 28 mars un barrage filtrant sur l'A7 au niveau de Chasse-sur-Rhône, au sud de Lyon. La veille, le gouvernement a annoncé une aide ponctuelle de 70 millions d'euros, jugée insatisfaisante par ces professionnels.

Un barrage filtrant à Chasses-sur-Rhône (Isère) le 28 mars 2026

Crédit : RTL

"Les annonces du gouvernement d'hier, c'est des miettes" : face à la flambée des prix du carburant, des professionnels organisent un barrage

00:01:54

Serge Pueyo & Athénaïs Cornette de Saint Cyr

Je m'abonne à la newsletter « Économie »

La guerre en Iran pèse sur les prix à la pompe. Depuis le début du conflit dans le golfe Arabo-Persique - dont l'une des conséquences est le blocage du détroit d'Ormuz où transitent 20% du pétrole consommé dans le monde - les cours des carburants ne cessent d'augmenter. 

Pour aider certains secteurs clés, le gouvernement a annoncé débloquer une aide ponctuelle de 70 millions d'euros. Les pêcheurs, agriculteurs et transporteurs routiers bénéficieront de ce coup de pouce, mais seulement pour le mois d'avril. 

Pour certains chauffeurs poids lourd, le compte n'y est pas. RTL s'est rendue sur l'autoroute A7 en Isère, près de Chasse-sur-Rhône, où un barrage filtrant a été mis en place par des transporteurs en colère dès ce samedi matin. Une vingtaine de camions bloquent l'autoroute afin de manifester leur colère. Pour Jean-Christophe Gautheron, délégué de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), qui représente l’ensemble des métiers de la branche des transports routiers et des activités auxiliaires, la situation est alarmante. Alors, il a décidé de participer au barrage filtrant, "pour faire comprendre aux pouvoirs publics la colère, l'incompréhension et surtout la peur de nos entreprises face aux hausses du prix du carburant depuis le début de la crise iranienne."

Aujourd'hui, on n'arrive plus à travailler, on ne peut plus payer notre gasoil

Un dirigeant d'une entreprise à Villefranche-sur-Saône (Rhône)

Interrogé par RTL sur les mesures annoncées par l'État, 20 centimes de prise en charge par litre de carburant, celui-ci les a jugées décevantes. "Elles ne répondent que partiellement à la demande, dans la mesure où l'État ne consentira à donner qu'aux entreprises dites en difficulté, avec une mise en place qui sera très compliquée", explique-t-il.

Un dirigeant d'une entreprise qui mobilise 20 camions à Villefranche-sur-Saône (Rhône), n'est pas satisfait, lui non plus. "Les annonces du gouvernement d'hier, c'est des miettes. Aujourd'hui, on n'arrive plus à travailler, on ne peut plus payer notre gasoil. C'est trop cher. On essaye de ne pas mourir. J'ai une société qui a 60 ans cette année. Ça a été créé par mon grand-père, mon père a repris derrière. On n'a jamais travaillé dans ces conditions. Donc, qu'est-ce qu'on fait ?". Ce barrage filtrant sur l'autoroute A7, avec distribution de tract, doit durer jusqu'à 13 heures.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info