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Le groupe PSA sort la tête de l'eau

REPLAY / ÉDITO - Le constructeur automobile français PSA Peugeot-Citroën a enrayé sa descente aux enfers, en obtenant des résultats encourageants en 2014.

Le groupe PSA sort la tête de l'eau
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Les faits et les chiffres le montrent. Mais attention, si la tête est hors de l’eau le corps n’est entièrement sorti du bain. Le constructeur de Sochaux a encore perdu un demi milliard d'euros l’an dernier. Mais globalement le constat est encourageant. PSA a enrayé sa descente aux enfers. Le déficit a été divisé par 4 en un an et le CA a cessé de se dégrader.

Le symbole de ce retour à meilleure fortune c’est la prime de 1.094 € que le groupe va verser à chacun de ses salariés au titre des bonnes performances de 2014. Il y aura 500 € au titre de l’intéressement et 500 € qui sont directement liés aux performances industrielles de l’entreprise et qui ont été négociés lors de la signature des accords de compétitivité. Dans le même temps aucun dividende n’est versé aux actionnaires.

La Chine en partenaire

Il n’y a pas eu de coup de baguette magique dans cette histoire. C’est la récompense du travail de l’ombre conduit par Philippe Varin et de la dynamique impulsée par Carlos Tavares. Ce tandem a su tirer le meilleur parti du marché automobile chinois, le permier du monde, où PSA vend désormais plus de véhicules qu’en France. Le groupe a aussi recouvré sa rentabilité en Europe grâce à une profonde restructuration industrielle : aujourd'hui les usines tournent à 79 % de leur capacité  grâce notamment aux accords de compétitivité signés en 2013.

Enfin, les 208 et 308 Peugeot ont trouvé leur clientèle. Résultat : PSA est en avance de 2 ans sur son plan de redressement. Mieux encore, le groupe ne perd plus d’argent chaque fois qu’il vend une voiture, il n’a quasiment plus de dette, et il commence à recruter de nouveau.

Pour mémoire, en 2012, l’entreprise brûlait 200 millions d’euros de cash par mois, ses voitures ne circulaient que sur des parkings de stockage et 11.200 postes de travail avaient été supprimés.  Cette année-là, PSA n’avait sauvé sa peau que grâce aux contribuables français et à une société chinoise.  

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L’entreprise n'est pas définitivement tirée d’affaire. Ses voitures ne sont pas assez rentables. PSA ne gagne pas assez d’argent sur chaque modèle pour simplement amortir ses frais fixes. C’est d’ailleurs pour cela que M. Tavares parle d’augmenter les prix de ses véhicules. Ensuite il va falloir faire vivre une gamme qui n’annonce aucune nouveauté à court terme face à une concurrence qui innove à marche forcée. Le malade va beaucoup mieux, mais il ne faudrait pas qu’il soit pris dans un gros courant d’air.

La note du jour

11/20 à Marylise Lebranchu. La ministre de la Fonction publique va présenter une réforme du contenu de la scolarité de l'ENA. Pas inutile. Même si la durée du stage guichet, celui qui fait réellement découvrir les côtés ubuesques de certaines pratiques administratives, n'est qu'un gadget de 15 jours. 

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