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De la viande rouge (image d'illustration)
Crédit : Ktryna Wq / Unsplash
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Face à une baisse du pouvoir d'achat, les Français sont nombreux à devoir faire des choix, notamment en achetant moins de viande. Selon une étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), un Français sur deux affirme limiter sa consommation. À l'échelle des grandes surfaces, les ventes de viande de bœuf, de porc, de veau ou d'agneau sont en baisse de 5% d'après l'Institut Worldpanel, et ce n'est pas la première année.
Toujours selon l'étude de l'Insee, deux principales raisons expliquent cette baisse de la consommation : la santé et le prix. En termes économiques, la viande, et notamment la viande rouge comme le bœuf, devient un produit de luxe.
L'inflation sur l'ensemble du rayon boucherie a atteint 6%, soit deux fois plus que l'inflation générale. La viande de bœuf seule a pris 14% sur un an, tandis que ses ventes sont en baisse de 12%. Conséquence : chaque fois que le prix augmente, des Français cessent de manger de la viande, et notamment du bœuf.
S'il est toujours difficile de justifier l'inflation, celle-ci profite bien aux éleveurs, parce que le prix de la matière première flambe. Puisque de nombreux éleveurs ont arrêté la production laitière, il y a moins de vaches de réforme - ces vaches laitières qui finissent à la boucherie en fin de carrière. C'est d'ailleurs le même problème pour la viande de veau, parce qu'il y a moins de vaches pour faire des petits veaux.
Avec moins de bovins, cela provoque automatiquement une hausse des prix : ici plus 50% sur deux ans. Les animaux sont donc payés plus cher aux éleveurs.
Pour les consommateurs qui ne veulent pas arrêter la viande et sont prêts à changer d'espèce, le porc est bien moins cher. En promotion par exemple, la rouelle de jambon est régulièrement à moins de 4 euros le kilo, et le rôti dans le filet à moins de 6 euros le kilo.
Ceux qui souhaitent continuer à manger du bœuf peuvent profiter de la saison des plats à mijoter, en achetant les morceaux à bouillir (le collier, le paleron, le plat-de-côtes), qui sont deux à trois fois moins chers que les morceaux à griller.
Il faut aussi relativiser le coût de la cuisson. Un mijotage de quatre heures pour un pot-au-feu ou un bourguignon coûte 36 centimes de gaz. En cuisant cinq ou six portions d'un coup, voire en congelant après, le coût de l'énergie peut devenir marginal. Sans oublier que ça chauffe la maison.
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