2 min de lecture Crise en Grèce

La France en première ligne pour sauver la Grèce

REPLAY / ÉDITO - À l'occasion du sommet d'urgence consacré au dossier grec à Bruxelles, la France multiplie ses efforts pour que la Grèce reste à l'intérieur de la zone euro. Plusieurs raisons l'incitent à se battre pour Athènes.

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La France en première ligne pour sauver la Grèce Crédit Média : Bénédicte Tassart | Durée : | Date : La page de l'émission
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Bénédicte Tassart
Journaliste RTL

C'est une question que beaucoup se posent après la nouvelle nuit de négociations : pourquoi la France se bat-elle pour sauver la Grèce ? Il y a des moments où on se le demande. Souvenez-vous le G20 de Cannes. C'était en novembre 2011. À l'époque, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient posé un ultimatum à Papandréou, à l'époque à la tête de la Grèce. C’était : "Tu réformes ou tu quittes la zone euro".

Aujourd'hui, on n'est plus aussi menaçant vis-à-vis de la Grèce. On l'a vu encore lundi 22 juin au soir : on a tout fait pour que la Grèce reste à l’intérieur de la zone euro, parce qu'on est convaincu que ce pays peut entraîner toute l'Europe dans sa chute. On perdrait 40 milliards d'euros dans l'histoire.

En sauvant la Grèce, on sauve notre tranquillité

Mais depuis 2010, que de sommets, que de réunions d'urgence, que de coups de fils passés à Athènes. Lundi soir, on a même trouvé une méthode, encore inédite celle-là, plus radicale pour inciter les Grecs à reformer. Deux ministres du gouvernement Tsipras ont été invités à rester à Bruxelles jusqu'à mercredi soir, jusqu'à l'Eurogroupe. Ils sont enfermés pour travailler sur leurs prochaines réformes, pour les chiffrer, pour analyser leurs répercussions. C'est du jamais vu.

Pourquoi avons-nous tant besoin de la Grèce aujourd'hui ? Athènes ne représente que 3% de la population de la zone euro. Depuis 2011, les banques françaises se sont séparées de leurs avoirs grecs. Normalement, nos banques ne devraient plus couler avec Athènes.

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Mais en sauvant la Grèce, on sauve notre tranquillité. Depuis quelques mois, les investisseurs nous prêtent de l'argent à des taux très faibles. Ils croient en l'avenir de la zone euro. Tout cela nous décrédibiliserait.

Risques géopolitiques

En France, la croissance repart. Tout doucement, mais elle repart. Il suffirait d'une moindre étincelle pour nous faire replonger. D'ailleurs, François Hollande l'a encore répété hier soir : le plus inquiétant, ce n'est pas de fournir des liquidités à la Grèce (les Grecs doivent 1.000 euros à chaque Français) c'est une sortie de la Grèce de la zone euro.

Il y a aussi des risques géopolitiques. C'est pour ça que les États-Unis nous incitent à trouver une solution. Alexis Tsipras est allé récemment se promener en Russie. Il est allé chercher le soutien de Poutine, ce n'est pas bon. On a besoin de la Grèce, par exemple, pour résoudre le problème des migrants aussi. Vous le voyez, ce n'est pas amour de la civilisation grecque qu'on tient tant à Athènes.

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