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Une photo diffusée par la présidence iranienne le 29 août 2023 montre une vue d'ensemble de la phase 11 du gisement de gaz de South Pars, situé dans le port d'Asaluyeh, dans la province de Bushehr, au sud-ouest du pays,
Crédit : Iranian Presidency / AFP
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Le choc énergétique causé par la guerre au Moyen-Orient met le gouvernement français sous pression. Malgré la flambée des prix de l'énergie, l'exécutif se refuse à baisser les taxes, qui représentent 50 à 55% du prix à la pompe. L'État a aussi très vite écarté les options, telles que la baisse de la TVA ou le blocage des prix, des propositions issues du Rassemblement national et de La France insoumise, jugées "démagogues".
Les prix de l'énergie ont subi une nouvelle flambée après des frappes contre les installations énergétiques. La compagnie publique du Qatar a fait notamment état jeudi 19 mars de "dommages considérables" sur le complexe gazier de Ras Laffan, après de nouvelles attaques de missiles iraniens sur ce site-clé.
Ces frappes sur Ras Laffan, premier site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, qui représente 10% des réserves mondiales de gaz naturel, ont de lourdes répercussions économiques. Le gaz européen s'est notamment envolé (+35%). Ces attaques de sites stratégiques, c'est ce que redoutent le plus les acteurs mondiaux. En effet, les gisements sont essentiels et les prix de l'énergie sont instantanément dopés lorsqu'ils sont ciblés.
Le conflit au Moyen-Orient pèse sur les perspectives de ralentissement du commerce mondial de marchandises et met en danger la sécurité alimentaire mondiale, a averti ce jeudi 19 mars l'OMC. Dans ses prévisions annuelles, l'Organisation mondiale du commerce met en garde contre le fait que cette guerre qui fait flamber les prix de l'énergie et ravive les craintes d'une crise économique majeure, pourrait réduire la croissance du commerce mondial de marchandises à 1,4% cette année, contre 4,6% en 2025.
Concrètement, selon l'OMC, l'approvisionnement est menacé, avec toute la chaîne logistique et la livraison évidemment. En conséquence, les prix risquent d'augmenter à court terme. La Banque centrale européenne (BCE) a bouleversé, ce jeudi, ses prévisions macroéconomiques pour 2026 face à la hausse des prix de l'énergie. L'économie de la zone euro devrait croître de 0,9%, soit 0,3 point de pourcentage en moins par rapport à l'estimation de décembre. En 2027, la croissance devrait aussi être moins élevée que prévu, à 1,3% au lieu de 1,4%.
Quant à l'inflation, elle devrait accélérer à 2,6%, contre 1,9% espéré plus tôt. L'indicateur devrait ensuite ralentir à 2,0% en 2027, puis atteindre 2,1% en 2028, des niveaux légèrement plus hauts qu'attendu en décembre. La BCE s'estime néanmoins "bien positionnée" et "bien équipée" pour apporter en temps voulu la réponse monétaire nécessaire, a dit sa présidente Christine Lagarde lors de sa conférence de presse.
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