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"Je lui donne 8/10, pas parfait mais c'est la France" : Donald Trump ironise sur la réponse d'Emmanuel Macron à son appel pour rouvrir le détroit d'Ormuz

Lors d'une conférence de presse, lundi 16 mars, le président américain a ironisé sur la réponse d'Emmanuel Macron à sa demande de soutien dans la sécurisation du détroit d'Ormuz, dont le blocage par l'Iran fait flamber les cours du brut.

Donald Trump à la Maison Blanche lundi 16 mars

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Donald Trump continue de faire pression sur les pays européens pour rouvrir le détroit d'Ormuz. À l'occasion d'une conférence de presse donnée depuis la Maison Blanche lundi 16 mars, le président américain a déclaré qu'il s'attendait à ce que la France et le Royaume-Uni répondent positivement à sa demande d'aide pour la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Le président américain a déclaré s'être entretenu la veille de ce sujet avec son homologue français Emmanuel Macron, ajoutant que la réponse de ce dernier avait été "pas parfaite". "Je pense qu'il va aider", a-t-il ajouté. "Sur une échelle de 0 à 10, je lui donne 8/10. Ce n'est pas parfait, mais c'est la France", a ironisé le milliardaire.

Quant au Royaume-Uni, "je pense qu'ils vont s'impliquer, ils devraient s'impliquer", a estimé Donald Trump, qui a reproché lundi à certains pays de "ne pas vouloir s'impliquer" dans la sécurisation de ce nœud stratégique pour le commerce mondial, dont le blocage a fait flamber les prix du brut. "Nous encourageons vivement les autres pays à s'impliquer avec nous, et à s'impliquer vite et avec beaucoup d'enthousiasme", a-t-il ajouté.

>> EN DIRECT - Guerre en Iran: Donald Trump qualifie de "pas parfaite" la réponse de Macron à sa demande d'aide pour rouvrir le détroit d'Ormuz

Donald Trump fait pression sur ses alliés et sur la Chine pour qu'ils sécurisent le trafic d'hydrocarbures dans le détroit d'Ormuz verrouillé par l'Iran. Mais le Royaume-Uni et l'Allemagne ont écarté lundi toute mission de l'Otan pour rétablir la circulation maritime dans la zone. Un peu plus tôt, le Japon et l'Australie, alliés historiques des Etats-Unis dans la région indo-pacifique, avaient eux aussi exclu tout envoi de moyens dans le détroit, axe majeur pour le transport notamment d'hydrocarbures, dont le blocage a fait flamber les prix du brut.

À écouter aussi

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'UE devaient discuter lundi d'un possible recours dans le détroit d'Ormuz à la mission Aspides de protection du trafic maritime, selon la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas, plusieurs ministres écartant toutefois une décision à court terme. Cette mission, conçue à l'origine pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houtis, alliés de l'Iran, est actuellement déployée en mer Rouge.

La France avait évoqué le 9 mars une mission internationale "purement défensive" pour rouvrir le détroit, sans préciser si elle devait se faire dans le cadre de l'opération Aspides, qui comprend trois navires militaires en patrouille: un grec, un français et un italien.

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