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Emmanuel Macron et Donald Trump
Crédit : AFP
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Emmanuel Macron rejette l'appel de Donald Trump à mener une coalition navale pour libérer le détroit d'Ormuz. Alors que le président américain presse depuis plusieurs jours ses alliés de l'aider à rouvrir ce noeud stratégique du commerce mondial bloqué par l'Iran aux pétroliers du Golfe, son homologue français a martelé mardi 17 mars qu'il était hors de question pour la France de s'engager dans des "opérations" de sécurisation de la zone "dans le contexte actuel" de "bombardements" mais qu'une fois la situation redevenue "plus calme", elle pourrait participer à des "escortes" de navires dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale.
"Nous ne sommes pas partie prenante au conflit et donc jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel", a dit le président français, opposant une fin de non recevoir à Donald Trump, au début d'un conseil de défense à l'Elysée.
"Par contre, nous sommes convaincus qu'une fois la situation plus calme (..) c'est-à-dire une fois que le coeur des bombardements aura cessé, nous sommes prêts, avec d'autres nations, à prendre la responsabilité d'un système d'escorte", a-t-il ajouté, en soulignant que cela "supposera (aussi) des discussions, uneavec l'Iran".
Quelques minutes plus tard, Donald Trump a assuré n'avoir "plus besoin d'aide". "Les Etats-Unis ont été informés par la plupart de nos 'alliés' de l'Otan qu'ils ne voulaient pas être impliqués dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. "Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN" a assuré le président américain, en citant aussi le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.
La veille Donald Trump avait fait pression sur la France pour qu'elle réponde positivement à sa demande d'aide pour la sécurisation du détroit d'Ormuz. Loin de "l'enthousiasme" qu'il espérait susciter avec sa demande d'aide pour le détroit d'Ormuz, le milliardaire fait face à la froideur des alliés des Etats-Unis, échaudés par des mois d'attaques commerciales et d'humiliations diplomatiques, contraints aussi dans leurs capacités militaires.
"Nous encourageons vivement les autres pays à s'impliquer avec nous, et à s'impliquer vite et avec beaucoup d'enthousiasme", a dit lundi le président américain, qui veut rétablir la circulation dans cette artère vitale pour le commerce de pétrole, désertée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Le dirigeant républicain, qui a déclenché l'offensive israélo-américaine contre l'Iran sans guère se soucier des alliés des Etats-Unis, a présenté sa demande d'aide comme une sorte de test de loyauté. Mais personne ou presque ne "bondit", à l'exception de certains mystérieux pays dont Donald Trump assure qu'ils vont soutenir les Etats-Unis, mais en se refusant à les nommer.
Interrogé lundi sur un appel passé avec le président français Emmanuel Macron, le républicain a déclaré: "Sur une échelle de zéro à dix, je dirais qu'il mérite un huit". Avant d'ajouter: "Pas parfait, mais c'est la France."
Le Royaume-Uni et l'Allemagne ont écarté lundi toute mission de l'Otan pour rétablir la circulation maritime. le Japon et l'Australie, alliés historiques des Etats-Unis dans la région Asie-Pacifique, ont exclu tout envoi de moyens dans le détroit.
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