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"Un faisceau d’indices très convergents" : pourquoi Emmanuel Grégoire accuse Emmanuel Macron d'être intervenu dans les municipales à Paris

Emmanuel Grégoire a accusé le président d'être "intervenu" pour "aider au retrait" de la candidate d'extrême droite Sarah Knafo, s'attirant des démentis cinglants des intéressés. "Il ne dit pas ça en l'air", assure son entourage.

Emmanuel Macron et Emmanuel Grégoire.

Crédit : AFP

"Un faisceau d'indices très convergents" : pourquoi Emmanuel Grégoire accuse Emmanuel Macron d'être intervenu dans les municipales à Paris

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Pauline Théveniaud & Arthur Bellier - édité par Juliette Vignaud

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La campagne des municipales se tend à Paris. Le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire a accusé le chef de l'État d'être "intervenu" pour "aider au retrait" de la candidate d'extrême droite Sarah Knafo, au bénéfice de Rachida Dati, évoquant une "faute morale immense".

Des propos qui ont provoqué la colère d'Emmanuel Macron. "Il perd les pédales !" s’est offusqué le chef de l'État, en privé, selon plusieurs de ses interlocuteurs à RTL. Le président a aussitôt voulu démentir les propos d'Emmanuel Grégoire, dénonçant un "mensonge indigne et calomnieux". Une déclaration d'une rare virulence pour le chef de l'Élysée.


Piqué au vif, Emmanuel Macron a ensuite personnellement démenti depuis Bruxelles. "Ces propos n'ont aucun sens, ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça, à l'emporte pièce (...) ce n'est pas sérieux", a dit le président de la République à son arrivée à un sommet européen.  "Je ne connais pas Mme Knafo à titre personnel". Cette dernière a accusé Emmanuel Grégoire de "complotisme".

"Emmanuel Macron a des intermédiaires qui parlent à l’extrême droite"

Au micro de M6, Emmanuel Grégoire l'assure : "Je sais ce que j'entends, je sais ce qui se raconte partout." "Je vois en tout cas que Rachida Dati, et tous ses soutiens, et j'inclus évidemment les membres du gouvernement, aucun ne s'est éloigné ou n'a refusé les voix de l'extrême droite", déclare-t-il. 

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Son équipe ne s’est pas précipitée pour apporter des preuves de ses dires. Mais elle assume. "Il n’y aura pas de preuve de cela, ça n’existe pas. Mais il y a un faisceau d’indices très convergents. Il ne dit pas cela en l’air", assure son entourage Et de marteler : "On sait bien qu'Emmanuel Macron a des intermédiaires qui parlent à l’extrême droite."

La grande question, maintenant, c'est de savoir, quel impact cette passe d'armes aura sur le résultat du second tour dimanche 22 mars.

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