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Guerre en Iran : face à la flambée des prix de l'énergie, le gouvernement exclut à ce stade une baisse des taxes

Face à la hausse des prix de l'énergie provoquée par les attaques iraniennes au Qatar, le gouvernement français exclut pour l'instant toute baisse des taxes sur les carburants. La porte-parole rappelle la nécessité de maîtriser le déficit public, tout en assurant que toutes les options restent à l'étude pour soutenir les secteurs touchés.

Les installations exploitées par QatarEnergy dans la ville industrielle de Ras Laffan, le 2 mars 2026.

Crédit : AFP

Jérémy Descours & AFP

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Le gouvernement français n'envisage pas, à ce stade, de réduire les taxes sur les carburants, a indiqué ce jeudi 19 mars, sa porte-parole Maud Bregeon, alors que les prix du gaz et du pétrole repartent à la hausse après des attaques iraniennes contre des installations énergétiques au Qatar.

"Le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l'heure où on se parle. En revanche, on entend les difficultés par exemple sur la trésorerie" de secteurs comme les transporteurs ou les pêcheurs, reçus successivement à Bercy, a déclaré sur BFMTV la porte-parole du gouvernement, également en charge de l'énergie.

Elle a précisé que l'exécutif n'avait "plus les moyens du quoi qu'il en coûte" comme lors de la pandémie de Covid et devait maintenir le déficit public à 5% du PIB, rappelant avoir fait "le choix" dans le budget 2026 de "ne pas augmenter l'impôt des Français".


Maud Bregeon a également estimé que la situation n'avait "rien à voir" avec celle de 2022, lorsque les prix de l'énergie avaient flambé après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

"Toutes les options sont sur la table"

Évoquant une réunion sur l'énergie, prévue ce jeudi en fin de matinée autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, elle a indiqué qu'il s'agissait de faire "le point sur la situation pour envisager les différentes possibilités en fonction de la durée du conflit, en fonction de la difficulté que rencontrent les secteurs économiques".

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"Toutes les options sont sur la table", a-t-elle assuré. "J'entends ceux qui voudraient qu'on débourse d'ores et déjà des milliards pour aider des gens dont j'entends les difficultés (…) mais il faut aussi porter ce discours de vérité" sur la "nécessité" de réduire le déficit, a-t-elle insisté.

La porte-parole a enfin rappelé les initiatives d'Emmanuel Macron pour favoriser le déblocage du détroit d'Ormuz. Le président a par ailleurs appelé, jeudi, à un moratoire sur les frappes visant les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques, et a indiqué avoir échangé avec le président américain Donald Trump ainsi qu'avec l'émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.

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