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"Il faut vraiment que le conflit en Iran se règle" : la grande distribution alerte, les prix vont augmenter si la guerre continue

Plusieurs PDG d'enseigne de grande distribution s'inquiètent d'une possible hausse de prix à cause de la guerre au Moyen-Orient. Ils assurent que "si, à la rentrée, il n’y a pas d’amélioration, il y aura des impacts".

Les rayons d'un supermarché près de Valence, en février 2025 (photo d'illustration).

Crédit : Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Marine Langlois

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Ils tirent la sonnette d'alerte. La grande distribution craint une hausse des prix dans les supermarchés si la guerre au Moyen-Orient ne se règle pas rapidement, c'est du moins ce qu'affirment Alexandre Bompard, à la tête du groupe Carrefour, et Dominique Schelcher, patron de Coopérative U dans des interviews à Ouest-France et au Parisien

Pour le moment "les prix sont stables", assure le PDG de Carrefour, même s'il affirme que "la bataille contre l'inflation n'est jamais gagnée" et que pour le moment "la hausse tourne autour de 1%". Mais la situation ne pourrait pas durer car la hausse des prix du carburant affecte tout le monde. 

"Nous aussi, nous avons des milliers de camions sur les routes pour livrer nos clients, mais nous absorbons ces coûts", explique le PDG de Carrefour tout en affirmant que "Si la crise internationale dure dans le temps, certaines matières premières industrielles vont augmenter (engrais, plastique, etc.). Cela n’impactera les tarifs que l’année prochaine, à l’issue de nouvelles négociations." 

Vers une augmentation des prix à la rentrée ?

Sur France Inter ce jeudi, Alexandre Bompard a ajouté : "Tous les impacts de la crise actuelle vont concerner les récoltes de demain (…) L'année prochaine, on devrait avoir des tarifs plus élevés" mais "les prix vont rester stables dans les prochaines semaines sur l'alimentaire."

À écouter aussi

Même son de cloche du côté de Dominique Schelcher, patron de la Coopérative U. "Le conflit en Iran n’a, pour le moment, aucun impact sur les prix des produits de grande consommation. L’inflation a uniquement augmenté en raison des prix des carburants", explique-t-il à Ouest-France. Tout en admettant que certains produits augmentent comme la viande, les œufs ou bien les sardines ("parce qu’il y a une pénurie de ces dernières"). 

À écouter

SECRETS DE LA CONSO - Va-t-on échapper à l'inflation sur les produits du quotidien ?

00:03:09

"On arrive au stade où il faut vraiment que le conflit en Iran se règle, que les voies de circulation se libèrent et que les chaînes d’approvisionnement se détendent sur un certain nombre de produits, comme le plastique. Pour l’instant, on est à la limite à laquelle chacun peut tenir. Mais si, à la rentrée, il n’y a pas d’amélioration, oui, il y aura des impacts", alerte-t-il. 

À l’Assemblée nationale, le Premier ministre a prévenu mardi 19 mai que cette crise énergétique est appelée à durer. Ce jeudi, Sébastien Lecornu doit annoncer de nouvelles mesures pour lutter contre la hausse des prix du carburant, notamment un élargissement du soutien aux gros rouleurs et un coup de pouce aux entreprises pour encourager le versement de primes aux salariés

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