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Un risque de pénurie : le marché pétrolier pourrait basculer en "zone rouge" cet été, sans issue dans la guerre au Moyen-Orient

D'après le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, avec les voyages estivaux, la consommation de pétrole va augmenter et le marché pourrait entrer dans le "rouge".

Une raffinerie de pétrole au Venezuela

Crédit : Federico PARRA / AFP

Fanny Rocher & AFP

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Le marché pétrolier pourrait entrer dans une "zone rouge", avec une pénurie d'offre en "juillet ou en août", en l'absence d'issue durable au conflit au Moyen-Orient, a alerté ce jeudi 21 mai le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie Fatih Birol.

"Le problème, c'est qu'à la fin juin, début juillet, la saison des voyages commence" et "en général, la demande de pétrole, la consommation de pétrole augmente", a-t-il expliqué lors d'une intervention à un évènement organisé par le think tank Chatham House. 

Face à cette situation, le directeur de l'AIE a affirmé que l'organisation se tenait "prête à agir" pour libérer davantage de réserves de pétrole "si les pays le décident".

Libération de 426 millions de barils

Pour apaiser les marchés, les 32 pays membres de l'organisation avaient annoncé en mars la libération coordonnée de 426 millions de barils, soit plus du tiers de leurs stocks stratégiques, une décision sans précédent. Cependant, selon l'AIE, la paralysie du trafic dans le détroit d'Ormuz liée à la guerre au Moyen-Orient a déjà fait perdre plus d'un milliard de barils d'exportations en provenance des producteurs du Golfe, soit une perte pour le marché d'environ 14 millions de barils par jour.

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Dans cette situation, et malgré les réserves stratégiques déjà libérées, l'AIE avait déjà sonné l'alarme le 13 mai sur la fonte "record" des réserves pétrolières à mesure que la guerre au Moyen-Orient s'enlise. 

Sans résolution rapide du conflit, les prix de l'or noir pourraient flamber davantage. Et surtout, même en cas de réouverture du détroit d'Ormuz, "il est peu probable que la baisse des prix soit aussi importante que beaucoup l'espèrent", affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, citant le besoin de reconstituer les stocks mondiaux et les problèmes logistiques à résoudre.

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