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Doubs : la gendarmerie lance un appel à témoins après la disparition d'une enseignante introuvable depuis le 9 mai

Âgée de 54 ans, Sonia Vacheret a quitté son domicile de Montferrand-le-Château, près de Besançon, le 9 mai, sans revenir. D'importants moyens ont été déployés ces derniers jours pour tenter de retrouver cette professeure de SVT. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations et lancent un appel à témoins.

Un véhicule de la gendarmerie nationale. (Illustration)

Crédit : DENIS CHARLET / AFP

Jérémy Descours

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Sonia Vacheret, professeure de Sciences de la vie et de la terre (SVT) au lycée Jules-Haag de Besançon, n'a plus donné signe de vie depuis le 9 mai. Face à cette disparition jugée inquiétante, la gendarmerie du Doubs a lancé un appel à témoins afin de tenter de retrouver la trace de cette enseignante de 54 ans.

La quinquagénaire a quitté son domicile de Montferrand-le-Château, près de Besançon, le samedi 9 mai, sans jamais y revenir. Très rapidement, ses proches ont alerté les autorités. Une enquête pour "disparition inquiétante" a été ouverte par le parquet de Besançon.

Depuis, d'importants moyens ont été mobilisés pour tenter de retrouver l'enseignante, mère de deux enfants et en couple avec un homme lui-même père de deux enfants. Entre le 9 et le 14 mai, les recherches se sont multipliées dans le secteur. En vain. 

"Rien ne permet à ce stade d'établir l'intervention d'un tiers"

Dans son appel à témoins, la gendarmerie détaille le dispositif exceptionnel mis en place : un chien Saint-Hubert a été engagé pour suivre une piste, des drones ont survolé pendant deux jours une zone boisée et escarpée, tandis que l'hélicoptère de la gendarmerie a également été mobilisé. Des spécialistes du PGHM (pelotons de gendarmerie de haute montagne) ont inspecté les falaises environnantes et des plongeurs ont effectué des recherches dans le Doubs.

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Malgré ces opérations, aucune trace de Sonia Vacheret n'a encore été retrouvée. Selon les informations communiquées à TF1 par le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, les enquêteurs continuent d'explorer toutes les hypothèses. "Rien ne permet à ce stade d'établir l'intervention d'un tiers dans cette disparition", indique le magistrat.

Les investigations ont également permis d'établir que la disparition de l'enseignante est survenue quelques jours après le suicide d'un élève de 17 ans du lycée Jules-Haag. Un drame qui a profondément marqué l'établissement.

"Quand un professeur est avisé de tels faits, c'est forcément bouleversant, comme pour les élèves d'ailleurs. Mais rien ne permet à ce stade de faire un lien entre les deux événements", précise toutefois le procureur à TF1.

Au sein du lycée, l'émotion reste vive. Auprès de l'Est Républicain, le proviseur Laurent Cagne explique que Sonia Vacheret était apparue "très triste" après le décès du lycéen, tout en soulignant que "personne ne peut dire qu'il y a un lien entre sa disparition et le drame que notre lycée vient de vivre".

"Aucune piste n'est mise de côté"

Les enquêteurs poursuivent désormais l'exploitation des témoignages, des images de vidéosurveillance et des réquisitions bancaires. "Aucune piste n'est mise de côté", assure encore le procureur.

La gendarmerie appelle toute personne ayant aperçu Sonia Vacheret depuis le 9 mai, ou disposant d'images de vidéosurveillance ou d'informations susceptibles d'aider les enquêteurs, à contacter les autorités au 03 81 47 49 24 ou au 03 81 40 50 03.

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