1. Accueil
  2. Actu
  3. Conso
  4. La compagnie low cost French Blue, une vraie menace pour Air France ?
2 min de lecture

La compagnie low cost French Blue, une vraie menace pour Air France ?

ÉDITO - Depuis une semaine, la compagnie aérienne à bas coûts française joue les trublions sur les vols long-courriers.

Un avion French Blue, le low-cost du long-courrier
Un avion French Blue, le low-cost du long-courrier
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
La compagnie low cost French Blue, une menace pour Air France ?
03:31
French Blue, une vraie menace pour Air France ?
03:36
Loïc Farge
Loïc Farge

French Blue offre un aller-retour à Punta Cana pour moins de 400 euros. C’est 1.000 euros moins cher qu’un billet Air France. Ce genre d’offre se multiplie : l’Islandais WOW Air, et surtout Norvegian Air, vous transportent à New York à partir de 129 euros. En attendant le retour en Europe du pionnier asiatique AirAsia. De quoi mobiliser l’attention des compagnies traditionnelles et de quoi déclencher un signal d’alerte dans le cockpit d'Air France. Notre transporteur historique a déjà perdu la bataille du moyen-courrier face aux low cost comme Easy Jet ou Ryanair, qui accaparent 45% des liaisons en Europe. Il est désormais confronté aux ambitions des richissimes compagnies du Golfe assistées par leurs pétromonarchies. Il peut donc légitimement s’inquiéter de voir les grands voyages, qui sont son dernier centre de profit, pris d’assaut.

C’est une menace réelle et sérieuse pour Air France, mais pas à court terme. Car Punta Cana à 400 euros l’aller-retour, c’est uniquement le siège. Au final l’addition est beaucoup plus élevée sauf à ne pas boire, ni manger ni prendre de valise. Mais attention, si ce modèle finit par s’imposer - ce qui reste à prouver -, Air France sera en première ligne.

D'abord parce qu'Air France est la plus faible des grandes compagnies internationales. Elle est beaucoup moins compétitive que British Airways ou Lufthansa, ses concurrents directs. L’Allemand a d’ailleurs déjà anticipé cette évolution avec la création en 2015 d’Eurowings, une filiale exclusivement dédiée aux longues distances. Ensuite parce que les capacités d’adaptation d'Air France aux mutations de son secteur sont réduites. Les difficultés de sa filiale à bas coût Transavia le démontrent.

Les capacités d’adaptation d'Air France aux mutations de son secteur sont réduites

Christian Menanteau

Air France ne peut pas rester à l’écart de cette évolution, ce serait un pari risqué. Ce que le nouveau  PDG semble refuser. Il prépare, dit-on, la riposte. Il aura finalement le choix entre trois options. D'abord la création au côté d’Air France d’une filiale long courrier à petit prix, sur le modèle allemand. Sur le papier, c'est le plus efficace. Ensuite, le rachat d’une compagnie aérienne déjà existante pour la consacrer exclusivement à cette activité. Enfin, casser les prix sur une partie des sièges de ses lignes traditionnelles.

À lire aussi

Dans tous les cas de figure, cette industrie, qui est portée par les déplacements privés et touristiques, va bouger et faire face à une pression à la baisse des prix. Ce sera bon pour les consommateurs. Cela semble beaucoup plus délicat pour les compagnies installées.

La note du jour

14/20 à Yescapa. La jeune pousse bordelaise, qui revendique déjà 100.000 jours de location de camping-car, vient de lever 3 millions d'euros auprès d'un assureur.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/