6 min de lecture Brocante

Du rétrogaming et une pissaladière dans "Maison, brocante, cuisine, jardin"

REPLAY - Au programme, la luminosité dans les habitations, les jeux vidéos anciens, la pissaladière et des carottes de toutes les couleurs.

micro generique Maison Jardin Cuisine Brocante Thierry Denis
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Maison Jardin Cuisine Brocante du 08 avril 2017 Crédit Image : Wikimédia Commons | Crédit Média : Laetitia Nallet,Sébastien Demorand,Églantine Éméyé,Thierry Denis | Durée : | Date : La page de l'émission
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Thierry Denis

Maison

La lumière est le premier critère de choix lorsqu’on cherche un logement. On veut du soleil et de la luminosité dans nos maisons. Cela n’a pas toujours été le cas : depuis le Moyen Âge on privilégiait plutôt de petites ouvertures pour garder la chaleur, dans l’architecture des VIII et XIXème siècle, la luminosité n’était pas une priorité. Mais au début du XXème siècle, la tuberculose sévit, la théorie hygiéniste préconise un air sain et ventilé. On devient attentif à la dimension des fenêtres et William Atkinson, le pionnier de l’architecture solaire, imagine orienter les bâtiments en fonction de l’ensoleillement. 

Comme tout changement, on y va doucement. Les frères Perret construisent des immeubles dont la façade sur rue est classique mais côté cour, des bow windows apparaissent. Les bourgeois veulent tous des ateliers d’artiste, des jardins d’hiver, des verrières. Tout ce qui a rapport à l’extérieur est valorisé à cette époque.

La maîtrise de l’ensoleillement dans l’architecture n’a pas été une mince affaire. Le Corbusier avec sa théorie du pan de verre a construit la cité de refuge à Paris pour l’Armée du Salut en 1929. Une façade en baie vitrée de 1000 mètres carrés et le premier été, surchauffe ! Les fenêtres ne s‘ouvrent pas, le bâtiment est un vrai four. Le Corbusier révisera sa copie et installera des fenêtres ouvrantes puis des brises soleil, plus tard, après la guerre. C’est en forgeant qu’on devient forgeron !

C’est dans les années 50 et 60, que les baies toutes hauteurs vont se banaliser, c’est la clarté pour tous ! S’il existe autant d’appartements avec de minuscules ouvertures c’est à cause de la réglementation thermique de 1974. En 1973, avec le Choc pétrolier, on doit faire des économies, on impose, pour les constructions neuves, de petites fenêtres. Mais heureusement, aujourd’hui on s’accorde tous à reconnaître l’importance de la lumière naturelle dans les bâtiments, puisque certaines personnes passent 90% de leur temps à l’intérieur.

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En architecture, on dessine aujourd’hui des maisons avec des murs en verre, on essaie de gommer la frontière entre dedans et dehors, ce qui donne l’impression de plonger dans le paysage comme Franck Lloyd Wright l’avait initié. Les baies vitrées aujourd’hui sont incroyables.

Brocante

On trouve aujourd’hui dans les brocantes et vides greniers de nombreux jeux vidéo et consoles anciennes en parfait état de marche, à des prix accessibles. C'est ce qu'on appelle le rétrogaming, qui consiste à jouer à d’anciens jeux vidéo. Ce marché est tellement vaste qu'on va se concentrer aujourd'hui sur les jeux électroniques qui ont sûrement dû marquer votre jeunesse si vous étiez adolescents dans les années 1980 et 1990. Ce sont les ancêtres des consoles, je veux parler des Game and Watch de Nintendo.

Si le nom ne vous dit rien, je suis sûre que vous y avez déjà joué au moins une fois pour essayer. Un Game and Watch était un jeu électronique de poche qui pouvait également donner l’heure et faire office de réveil ! Il avait plusieurs gros boutons de part et d’autre de son petit écran central en noir et blanc. Et comme de nombreux éléments de décors étaient directement imprimés sur l’écran, et bien chaque Game and Watch ne proposait qu’un seul et unique jeu…

Le Game and Watch a été inventé par le père de la Game Boy (commercialisée une dizaine d'années plus tard). Un certain Gunpei Yokoi, directeur du bureau de recherche et de développement de Nintendo à l’époque, a eu l’idée de ces jeux électroniques en voyant un employé de bureau s’amuser avec les touches de sa calculatrice. C’était à la fin des années 1970. À l’origine, les Game and Watch étaient donc destinés aux adultes pour leur permettre de passer le temps sans se faire remarquer. Mais très rapidement, les enfants se sont emparées du jouet de leurs parents. Résultat, les Game and Watch ont été vendus à 43 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui vous donne une bonne marge de manœuvre dans vos recherches.

La cote d’un jeu est maximale lorsqu’il est complet et en excellent état, c’est-à-dire qu’il doit être dans sa boîte non déchirée, avec son cache pile en plastique et des boutons en parfait état. Il faut également s’assurer que l’affichage LCD est bien contrasté. Si les graphiques virent au brun c’est que le filtre polarisant s’est dégradé avec le temps. Ensuite, rappelez-vous qu’à partir de 1982, Nintendo a lancé des Game and Watch multi-screen, avec deux écrans l’un au-dessus de l’autre qui se referment. Il faut ici s’assurer que le fermoir est en bon état, et que le boîtier se plie correctement.

Plus c’est vieux et en bon état, plus ça a de valeur. La plupart des jeux des années 1980 se négocient entre 10 et 30 euros comme Donkey-Kong, le célèbre gorille, Green House, Parachute. Mais à ces prix, les boîtiers présentent des rayures et il manque souvent le cache pile. Leur jouabilité n’est cependant pas du tout affectée. Pour des jeux en meilleur état, leur cote est de 45 à une centaine d’euros.

Cuisine

Une pissaladière en avril, et pourquoi pas ? Étymologiquement, le mot pissaladière vient de pissalat, ce condiment, cette macération au sel d’alevins de poissons, de sardines et d’anchois, notamment, qui donne une pâte et un liquide très puissant, l’équivalent de ce qui s’appelait autrefois à Rome le garum ou qu’on trouve aujourd’hui en Italie sous le nom de colatura.

Vous prenez des oignons blancs ou jaunes, tout ce qu’il y a de basique, un kilo pour huit personnes, émincés grossièrement et mis à fondre à la cocotte en fonte et à couvert, avec huile d’olive, thym, et si vous avez, éventuellement, romarin, ou sarriette ou origan, ou du vrai serpolet si vous en trouvez au fond d’un jardin ! Pour les anchois, vous pouvez en prendre de très bons à l’huile, que vous allez laisser fondre dans les oignons en fin de cuisson. Moi, je pars sur un petit bocal, histoire d’avoir quelque chose de corsé mais pas trop salé quand même.

Pour la pâte, il vaut mieux la faire un peu épaisse et la travailler à l’huile d’olive, de façon à la garder très moelleuse. Une fois que les oignons sont prêts, bien confits et assaisonnés aux anchois, vous les étalez sur la pâte qui est elle-même étalée sur la plaque à pâtisserie du four, avec du papier sulfurisé et de l'huile d’olive, et là, boum, 20 minutes à 210/220°, thermostat 7, ça va gonfler et dorer. Vous sortez ensuite la plaque du four, vous mettez de petites olives noires de Nice, les caillettes, des filets d’anchois en rab, on peut rajouter aussi un peu de thym frais, un coup de poivre noir du moulin, et c'est prêt.

Jardin

Ces drôles de carottes jaunes, rouge vif, rouge sombre, parfois presque noires avec un cœur orange et même toute noire, y compris le cœur, sont les carottes sauvages d’Asie. La carotte sauvage d'Europe, elle, est blanche. 

Toutes ces carottes sont dures et filandreuses, à peine mangeables, mais jolies.
Du Japon à L’Europe, les jardiniers ont patiemment croisé ces carottes infâmes pour en faire un légume agréable. Les premières appréciées au Japon étaient souvent rouges et en Europe, c’était surtout des noires, jaunes ou blanches. Louis XIV, qui était gourmand comme tout, détestait la rouge française car, disait-il, "elle tâche le bouillon". Les carottes oranges sont une sélection des Hollandais au XVIIème siècle, mais les français ne les ont vraiment cultivées qu’au XIXème siècle. 

Les carottes de différentes couleurs font un retour amélioré. Il y a eu un remarquable travail de sélection ces dernières années pour qu’elles soient plus saines, plus flashy. Certaines sont vraiment bonnes, d’autres plus belles que gourmandes. Les grainetiers proposent presque tous un sachet où sont mélangées les graines des plus belles variétés, comme le Grainetier Baumaux, bien connu des collectionneurs de légumes. Il vend par correspondance, avec un catalogue papier et un catalogue internet. Son sachet en mélange s’appelle Carotte Baumaux Colormix, à 6,30 euros.

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